Sallah Mandris



 

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 Sallah Mandris

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Sallah Mandris

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Date d'inscription : 28/07/2013
Age : 28

MessageSujet: Sallah Mandris   Dim 28 Juil - 15:19

PRÉSENTATION
d'un Arpenteur


MANDRIS Sallah

Surnom/Titre : Armurier
Age Physique : environ 23 ans
Race : Viashino


Lézards, dragons et salamandres

Rarement vit-on lézard-dragon (ainsi nommait-on les Viashinos sur son plan d'origine) plus laid que Mandris. Il avait été un jeune ordinaire : ni mâle ni femelle, aux hanches étroites et aux gestes maladroits. Il était devenu un adulte grotesque, aux épaules trop larges pour sa taille moyenne, aux jambes torses, au cou trop long et fin, aux écailles d'un turquoise maladif. Les tatouages traditionnels de son peuple dessinaient des volutes sur son cou et son dos, faisant ressortir sa difformité. Sa queue ornée d'une crête acérée était sa seule fierté, et une arme redoutable qui lui épargnait d'entendre la plupart des commentaires désobligeants de ses pairs.
Certes, il était capable de soulever de lourdes charges et de tordre des barres de métal à mains nues. Mais, trapu et courbé, il tranchait sur les guerriers élancés de son peuple. Le disgracié, l'apprenti du forgeron duquel on s'écartait avec dégoût. Il faut dire qu'avec la moitié droite de son visage barrée d'une longue trace de brûlure - le fer chauffé à blanc avait miraculeusement épargné son oeil - et sa mâchoire puissante qui semblait pouvoir briser une colonne vertébrale, il se dégageait de cet avorton de la couvée une sauvagerie inquiétante. Tout comme de l'étrange rictus qui dévoilait ses dents acérées lorsque, du haut de la cité, il regardait les armées humaines qui s'entretuaient avec les armes que leur fournissait son peuple. Qu'il leur fournissait, puisqu'il travaillait à la forge depuis son enfance.
C'était le seul endroit où il n'était pas le vilain petit canard, une aberration, mais un artisan respecté pour son savoir-faire. Vêtu uniquement d'un pantalon de cuir, habitué à la chaleur, il s'y sentait chez lui. Son corps noueux et déformé y avait trouvé sa place, habitué à se tenir accroupi, le buste penché sur le métal qu'il travaillait. Les étincelles avaient constellé de taches sombres, cicatrices, les écailles de son buste. Il était forgeron jusqu'au bout des griffes qui déchiraient sans problème les minces feuilles de métal et le cuir des armures légères de son peuple- sous les yeux médusés des guerriers qui les lui portaient à réparer. Il était tireur aussi, à l'oeil droit presque toujours plissé comme pour mieux viser depuis qu'un apprenti maladroit l'avait brûlé avec un tisonnier. Triste difforme, devenu étonnamment rapide et précis dans ses gestes, observateur et rusé dans le combat. Et sa laideur, quoique sujet de moqueries, effrayait ceux de son peuple comme les étrangers.


C'est en forgeant...

Rouge - Chaos
C'est comme une revanche pour Mandris : par son pouvoir il peut modifier l'équilibre des Manas, les rendant fluctuants ou au contraire plus puissants. Ceux disponibles en quantité viennent à manquer, les effets des pouvoirs se modifient autour de lui. Il s'en réjouit et s'en lèche les babines, voyant des Arpenteurs réduits à l'impuissance. Mais il ne contrôle absolument rien. Les modifications sont totalement aléatoires, parfois à son avantage et favorisant parfois son adversaire. Il ne sait jamais ce qu'il risque de déclencher en libérant son pouvoir ou en sortant son arme - il est un élément aléatoire, purement et absolument chaotique.
Artefact - armes
Mandris sait fabriquer des armes, il l'a toujours su. Et il a découvert que les armes qu'il fabriquaient se dotaient de la même capacité que lui - déclenchaient des perturbations dans les pouvoirs des autres. Tout aussi incontrôlables que son propre pouvoir, elles agissent comme dotées de leur propre volonté. Mais elles suivent une ligne de conduite, établie au moment de la fabrication ; en l'occurrence, son sabre augmente la puissance de son pouvoir qui est dirigé contre ses adversaires. Mais l'employer ainsi demande beaucoup d'énergie et de concentration à Mandris. S'il perd le contrôle, le sabre peut à tout moment se retourner contre lui.


... que l'on devient forgeron.

Les terrasses d'Ouarzat, perchées à flanc de montagne, offraient une vue incomparable sur les armées qui s'assemblaient dans la plaine, hissant haut leurs couleurs. Des humains, des Orcs, des Minotaures s'assemblaient en une formation hétéroclite. Les Avemains descendraient ensuite de leurs nids pour leur prêter main-forte. Et l'assaut serait mené par les races qui avaient exceptionnellement oublié leurs différends contre la forêt, peuplée d'elfes, de dryades, d'innocents et de superstitions. Mandris dévoila ses deux rangées de dents. Ce serait un carnage. Les spectres des Khilgards avaient même envoyé les centaures leur acheter des pièges de métal pour mettre en pièces les attaquants. Et les armuriers d'Ouarzat s'enrichissaient. Ils avaient vendu beaucoup d'armes aux peuples de la plaine et en vendraient encore beaucoup, car leurs généraux n'étaient pas hommes, ou autres, à abandonner. Et peut-être, peut-être, quand ils auraient été tous décimés, les lézards-dragons reconquièreraient la plaine. Le rictus du forgeron s'élargit. Encore des batailles en perspective, encore des armes à fabriquer. Et les guerriers de pacotille qui se pavanaient aujourd'hui sur le champ de lutte cesseraient vite leur rodomontades, quand ils n'auraient plus qu'un mince bouclier pour se protéger, quand attribuant les armes de différentes qualités Mandris déciderait de qui vivrait et qui mourrait. Oui, bientôt...

- Hé, Sallah ! On t'attend à la forge !

Le cri de l'apprenti le tira de sa rêverie vengeresse. Il s'ébroua, furieux. Il détestait son prénom. Lorsqu'il se retourna, sa longue queue faucha "accidentellement" les jambes du jeune. Celui-ci s'effondra, les jarrets ouverts jusqu'à l'os, sur la terrasse déserte. Son sang tacherait le bois, et des poncages répétés n'en viendraient pas à bout. Si le gamin vivait assez longtemps pour devoir nettoyer ça, évidemment. Sinon elles resteraient là, en souvenir.

- Oh, pardon., siffla Mandris avant de partir d'un pas tranquille vers la forge.


 *  *  *


Dans la chaleur de la forge, Mandris se sentait bien. Calme, et concentré uniquement sur le métal brûlant qu'il travaillerait patiemment, pour en faire une lame acérée. Il avait fabriqué toute la journée d'affreuses épées pour ces barbares d'humains, de courtes lames grossières pour équiper le gros des troupes. Cette tâche répétitive lui avait laissé tout loisir de réfléchir au chef-d'oeuvre qu'il allait commencer. Un sabre long, légèrement courbé, parfaitement adapté à la technique d'escrime des lézards-dragons, du plus bel acier. Mâchant un peu d'hirex pour mettre son esprit au diapason du feu et du métal, du marteau et de l'enclume, il donna le premier coup sur l'acier rouge. Puis le deuxième.

Il sentit alors que quelque chose se produisait, quelque chose d'étranger à la fatigue comme à la drogue. Il passait progressivement dans l'état de transe que son maître lui avait fait découvrir, celui duquel sortaient les armes d'exception. Il sentait, ressentait chaque coup qu'il donnait au métal, comme faisant corps avec lui. Il sentait les émotions de l'acier qui se tordait sous ses doigts, qui s'accordaient aux siennes, à sa vengeance. Et puis, ses perceptions s'ouvrirent encore davantage. Il sentit autour de lui une perturbation des essences primordiales. Les lignes de force du métal, qu'il avait appris à voir, changeaient et se déformaient sous ses yeux. La chaleur augmenta et augmenta encore, comme si le feu était devenu fou. Mais dans ces conditions insupportables, il continua de travailler encore et encore son métal, qui répondait au chaos qui l'entourait, chauffant plus qu'il n'aurait dû, puis refroidissant brutalement. Il fallut à Mandris tout son art, toute sa concentration, pour donner malgré tout à cet acier aléatoire la forme qu'il souhaitait, tandis que le monde autour de lui tourbillonnait et se transformait, sans rime ni raison. Mais plus il se concentrait sur l'arme en devenir, plus celle-ci devenait stable, plus le monde autour s'agitait.

Le chaos continua autour de lui pendant de longues heures, qui étaient en même temps des siècles et des minutes. Il n'y prit pas garde. Il sentait obscurément qu'il était au coeur de ce désordre, et que celui-ci ne pouvait pas l'atteindre. Et l'arme progressivement prit forme, cessa de se modifier aléatoirement. Et le désordre cessa. Le feu redevint simple feu, la terre cessa d'onduler, l'eau revint dans le seau. Mandris, épuisé, put enfin observer son oeuvre. Un sabre immense, parfaitement équilibré, légèrement courbé. Une arme mortelle, qui dégageait une aura étrange. Il l'effleura, et il sentit une onde parcourir sa colonne vertébrale, se répandre dans la forge où les énergies frisonnèrent à nouveau. Et il comprit ce qu'il venait de créer, ce qu'il pouvait déclencher avec. Il sut que la lame le servirait, provoquerait le chaos pour l'aider à vaincre.


Le Plan

Ombreuse est dominée par l'immense chaîne de l'Equinoxiale, où les Avemains font leurs nids et les Viashinos bâtissent leurs cités. Dans les plaines, humains, Orcs, Minotaures vivent en tribus nomades dans la crainte des esprits des forêts. Car l'immense territoire des Khilgards, des collines et des montagnes très boisées à l'inverse de l'Équinoxiale, est peuplé d'elfes, de centaures, de dryades, et surtout de spectres. La plupart du temps les tribus se font la guerre entre elles, achetant leurs armes chez les forgerons viashinos. Mais parfois, elles s'attaquent aux forêts et le carnage est alors immense.
Manas dominants : vert - noir - rouge.

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MessageSujet: Re: Sallah Mandris   Lun 29 Juil - 12:08

Validé


Quel magnifique spécimen nous avons là ! Notre premier créateur d'artefacts, avec un physique très intéressant. Ses pouvoirs donnent envie de voir le rendu en jeu de son potentiel. C'est donc sans problème que je te valide pour pouvoir admirer ça. Et ce plan a l'air particulièrement plaisant.
Bienvenue Mandris !
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