Iomari



 

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 Iomari

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Iomari

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Date d'inscription : 25/07/2013
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MessageSujet: Iomari   Dim 4 Aoû - 22:17

PRÉSENTATION
d'un Arpenteur


IOMARI

Surnom/Titre : Io aux mains de fée.
Age Physique : Vingt-trois ans.
Race : Dryade.


DESCRIPTION PHYSIQUE

Les mains enfouies sous la terre meuble, de celle qui borde tous les cours d'eau, elle plonge sa tête dans l'affluent. La surface de ses genoux bruns frotte contre les galets polis qui côtoient la rivière, les pierres pâles réfléchissent les flots ondulants. Le courant gifle sa peau tendue, sa lourde crinière baigne autour de son visage, déployée en éventail sur l'étendue liquide. Les feuilles tressées et trempées de ses cheveux infligent à ses tempes de malicieuses chiquenaudes, rythmées par les remous. Lorsqu'elle se redresse, la masse de tresses retombe dans son dos avec un bruit de claque mouillée.

Elle enfonce ses mains dans la vase, où elle les referme, en extrayant des poignées noirâtres et successives dont elle enduit soigneusement sa chevelure. La boue y sèche rapidement. Elle attache avec précaution les nattes étroites en un chignon haut et lâche, attentive à ce qu'aucune ne s'en échappe. Maintenant le chignon en place d'une main, elle s'empare d'une large casquette de laine grise, reposant sur une pile de vêtements pliés, qu'elle enfile. Son corps nu, teinte céladon, est moucheté de brun ; tâches de rousseur piquées sur ses épaules, le haut de ses bras, l'intérieur de ses cuisses. Sa peau se fonce au niveau des articulations et les nuances s'affolent, de cannelle à acajou, de lavallière à brique. Elle disparaît sous une chemise blanche et pansue, un gilet du même cuir que ses gants, un pantalon tricoté et ce long manteau sombre, sans forme, dont elle remonte le col aux oreilles. Ses pieds sont chaussés de socquettes humides et de souliers trop grands.

Elle appose à son cou des paumes barbouillées de poussière basanée, qu'elle applique en généreuses quantités sur chaque centimètre de chair découverte. Bientôt sa figure en est peinte : du nez rond à la mâchoire anguleuse, des lèvres fines aux paupières douces, frangées d'épais cils blonds. Berceaux de soie claire, qui s'ouvrent et se referment comme une bouche béante, dissimulant leur trésor d'yeux tombants, amples et brillants. Fenêtres d'une âme qui bourgeonne. Ils ravissent, raisonnent, mais malgré leur intensité, la couleur tabac, savent se baisser et s'oublier.


MANA - MAGIE


Propagation d'émotions
Iomari apprécie se savoir en contrôle, notamment en contrôle d'elle-même. Elle dispose d'une source de Mana abondante et perceptible dans l'atmosphère autour d'elle, de telle sorte qu'elle réveille et pénètre les sens de ceux qui se tiennent proche et les alerte de sa présence. Cette richesse s'avéra cependant nocive lorsque couplée avec ses activités, elle s'acharna ainsi, très tôt après son Étincelle, à réguler l'épanchement de son aura, apprenant à l'éteindre comme à l'étendre. Ce contrôle lui permet également d'infuser à son aura certaines émotions qu'elle souhaite inspirer à la personne en face d'elle, telles que la peur, le respect ou la sympathie. L'efficacité de sa technique varie néanmoins selon la volonté, la force de caractère et l'humeur actuelle des intéressés.
Ténèbres
La discrétion est un talent, le seul requis par les métiers du vol. Il évite les exécutions publiques comme les mares de sang à l'arrière des tavernes, les cous tordus, les lames dans l'estomac, les doigts coupés. Io peut ne faire qu'un avec l'ombre, fourrer ses mains dans les poches des autres et son nez dans leurs affaires. Il ne s'agit pas que de bourses – il en fut question – mais d'informations, de secrets ; le genre de marchandise qui se vend au prix le plus fort. Un semblant d'obscurité lui donne la cachette parfaite, et elle se glisse d'une ombre à l'autre avec aisance.


TEST RP

Le jour teinte ses tresses d'or, cils frappant ses pommettes à intervalles confus et réguliers, elle secoue lentement la tête. Elle se tire doucement du sommeil, évitant les mouvements brusques. La leçon a été apprise un matin où un geste trop enthousiaste la précipita au pied de l'arbre en haut duquel elle avait passé la nuit. Elle n'avait probablement pas eu l'air très fin. Encore une fois, elle se remercie de sa décision de s'éloigner du coeur de la forêt, où la plupart de ses comparses auraient sans doute apprécié le spectacle. La lisière, avec ses troncs éparses, les routes si proches – la lisière, terminus à de nombreux chemins de terre qui s'entrecroisent, tels des serpents s'arrachant tour à tour la tête, afin de confondre le visiteur indésirable. Io y vit pratiquement seule. Elle aime être maîtresse de son propre espace, malgré les dangers qu'il comprend. Le froissement de l'herbe sous des pas lourds et bottés l'avertit d'un d'entre eux.

Elle se redresse promptement, pieds écartés, en équilibre sur la large branche qui la berça la nuit précédente. Consciente du regard qui repose sur elle, elle prend soin d'étirer chacun de ses membres nus, prolongeant la prestation, roulant des épaules et des hanches. Elle se tourne vers l'intrus au dernier moment, lui soutirant un couinement incrédule, et, oh, elle est définitivement de bonne humeur.

Il se racle la gorge, clairement embarrassé.

(Définitivement.)

Les humains l'ont toujours amusée. Elle les affectionne. Beaucoup s'aventurent dans les bois dans l'espoir d'y apercevoir une dryade. Ces élans de courage sont d'excellentes opportunités de leur faucher leurs bourses. (Au premier sens du terme, bien évidemment.) Parfois, si le coeur l'en dit, elle se révèle à eux et leur en donne pour leur argent, littéralement. Une belle histoire qu'ils iront déballer autour d'une chope, laquelle ils ne pourront pas payer. La plupart du temps, cependant, elle préfère les alléger discrètement.

Elle n'a pas besoin d'argent. Dans la forêt, aucune sorte de monnaie ne vaut quoique ce soit : il n'y a rien à acheter, personne à convaincre. Elle économise. Elle amasse des quantités pour servir son aspiration à quitter son lieu de naissance, débuter sa nouvelle vie dans le monde extérieur. Concrètement, c'est impensable, et physiquement impossible. Vivre à la lisière, les premiers jours, amorça une sensation de malaise continuel qui finit par s'estomper doucement. Elle demeure cependant optimiste, s'efforçant tous les matins de vadrouiller au-delà des arbres, jusqu'à ce que la traction vers l'arrière se fasse trop douloureuse à ignorer. Elle fait des progrès, parvenant à gratter de la distance au fil des mois. L'entrée du village le plus proche était à portée de vue la veille, ce qui la rendit euphorique. Tout à l'heure, elle essayera de surpasser ce récent record, mais pour l'instant il y a matière sur laquelle se concentrer.

Les yeux de l'homme papillonnent. Sa barbe, pourtant dense, ne dissimule pas tout à fait la couleur de ses joues. Il porte une épaisse veste de cuir tendue sur son dos large, la taille moyenne mais l'envergure carrée. Il agrippe sa gibecière d'un poing blanc. De là où elle se tient, Io peut aviser la poche de poitrine enflée et déjà les idées champignonnent.

Elle est tirée de sa brève réflexion par d'autres pas, bien plus décidés que les précédents.

« Qu'est-ce que tu fiches ? » Le nouveau venu est moins baraqué que son compagnon, mais beaucoup plus grand. Il garde dans sa main un fusil auquel il s'accroche fermement, le regard nerveux et inquisiteur, lequel finit par se poser sur elle. « Oh, tu en as trouvé une. » Il met en joue avant même d'avoir terminé sa phrase.

Le geste la prend par surprise et l'ahurissement engourdit la douleur dans sa jambe. Elle bascule et tombe droit au sol, du côté opposé à celui de ses attaquants, où elle ne réussit pas à amortir sa chute. Cette fois, rien n'en désensibilise les conséquences.

« Elle peut pas aller nulle part avec une balle dans la patte. Dépêche-toi d'aller l'attacher, il faut rejoindre les autres. »

Io les entend approcher. La peur et la stupeur et la soudaineté font battre son coeur de manière frénétique. Elle tente de maîtriser sa respiration affolée (tout va bien, tout va bien, tout va bien) qui saute toutes les étapes pour gagner directement le stade hystérie. L'effroi se lit bien clair dans ses yeux vastes, lesquels se mouillent alors qu'elle essaie d'étouffer ses halètements d'une main plaquée sur sa bouche. Ce n'est pas censé arriver. Les chasseurs ne s'en prennent pas aux dryades. Elle agite sa tête dans tous les sens, se craquant la nuque, en quête d'une issue qui n'apparaît pas et le choc commence à s'installer tandis que des bottes entrent dans son champ de vision, et elle compte, quatre, trois, deux mètres et stop. Sa poitrine se soulève et se rabaisse, le rythme rapide et irrégulier, secouée par un sanglot périodique. Elle comprend, alors que le premier homme sort une corde de sa gibecière, que ce n'est pas tant la perspective de mourir qui la met dans un tel état, mais la réalisation qu'elle n'a pas vécu. Peu importe leur destination, elle décèdera sur le chemin, déchirée par la distance.

Tout survint si vite, un claquement de doigts agacé, et la conscience des évènements n'a pas tout à fait atteint son plein potentiel (parce que déni, déni, déni) et il y a quelques minutes encore, elle pensait à l'orée des arbres, l'entrée du village, les pièces cliquetantes de joie future et d'espoirs entretenus – en l'espace d'un instant, une pincée de sable, l'univers s'est retourné sur lui-même comme un gant. Le poids de sa naïveté pèse lourd dans sa gorge.

La détresse tourne à la rage. Le grand alerte le carré et ensemble ils s'agenouillent au sol, ensemble creusent l'amas de terre et de branches qui fardent le trésor de ses rêves suspendus. Elle observe et une fureur détachée l'envahit soudain, et elle n'a jamais été en colère, la sève fait gonfler ses tempes pulsantes, glace brûlante qui court dans ses veines embrasées et l'air autour d'elle s'épaissit et trop dense, l'inspiration difficile, les membres tremblants, et tout se fige, et se met en branle, et le bout de ses doigts chauffés à blanc.

Elle voudrait se lever et les combattre. Elle voudrait être dangereuse, et que ça se sache, partout, dans tous les villages qu'elle a rêvé d'explorer, afin que personne ne souhaite l'approcher, encore moins l'attaquer. Elle voudrait que sa race ait mauvaise réputation et elle voudrait la lui donner.

Elle voudrait apparaître intimidante, les avoir la queue entre les jambes. Ce désir, une fois germé, s'intensifie et la secoue d'un frisson agressif. Une chaleur de source inconnue crépite sous sa peau, un crépitement qui se propage et fourmille, l'embaumant soudain dans un cocon tiède et étouffant de familiarité, de satisfaction.

Elle est ranimée (et le soleil encore jeune imprime des taches d'encre sur sa rétine) par des cris perçants, qu'elle réalise ne viennent pas de sa bouche. Ce sont leurs yeux qui désormais s'emplissent d'effroi, qui se mouillent, qui dansent. Leurs pas et leurs bottes font le chemin inverse, avance rapide, rembobine. Seule, le regard vrillé sur le trou dans sa jambe, qui goutte à profusion, et, oh. C'est elle. C'est elle la cause !

Oh !



AUTRE


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MessageSujet: Re: Iomari   Mer 21 Aoû - 18:56

Validée


Te voilà donc enfin aux normes. Du coup, rien à reprendre, le personnage se tient, les pouvoirs me paraissent corrects. Veille simplement à être assez claire pour que tes partenaires et moi-même te comprenions sans difficulté.
Bienvenue Iomari.
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