Nix Tovlia



 

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 Nix Tovlia

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Nix Tovlia

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Date d'inscription : 04/08/2013
Age : 25
Localisation : EM

MessageSujet: Nix Tovlia   Lun 5 Aoû - 9:08

NIX TOVLIA

Surnom/Titre : La Vivace
Age Physique : 14 ans
Race : Humaine (de Pracle)


PHYSIQUE

Dans son village, Nix était connue pour plusieurs choses, et l'une tenait à son physique. En effet, nul ne savait d'où elle tenait ses yeux jaunes... ce sujet était l'un des favoris des habitants, qui en faisaient des dizaines de rumeurs. La plus courante voulait que sa famille ait des ancêtres cachés du peuple félin. Cela avait toujours fait rire Nix : elle adorait savoir quelles histoires de ses yeux on lui donnait. Cela faisait sa petite célébrité. En revanche, pour le reste, elle avait un physique plutôt banal.

Son visage était fin. Elle avait un nez en trompette, des lèvres fines, un menton rond et des grosses joues. Ses cheveux étaient très longs : c'était dans les traditions de son village de ne jamais les couper, sauf pour les femmes au moment de leur mariage ; mais ça, c'était une chose très lointaine pour Nix. Sa chevelure lui tombait gracieusement en haut des genoux -elle avait toujours eu une croissance rapide. Ses cheveux étaient châtain, mais avec de curieux reflets violets, qui se manifestaient uniquement quand le soleil l'éclairait fortement.

Quant à sa silhouette, Nix mesurait dans les 1m50, la taille moyenne pour son âge. Elle était extrêmement fine, comme tout le monde chez elle : dans leur village, la nourriture était rare, et l'été était la seule saison où l'on pouvait bien se remplir la panse.


MANA - BLEU & VERT

Métamorphose
Cela permet à Nix de se transformer en n'importe quel animal, du moment qu'elle a assez d'informations sur ce en quoi elle veut se métamorphoser. Elle a besoin de beaucoup d'entraînement avant de pouvoir prendre la forme d'un animal en étant crédible, mais quand elle y arrive, elle peut ensuite en prendre la forme autant qu'elle veut. Ensuite, savoir se servir de son autre apparence est une autre paire de manches, et redevenir soi-même une autre encore... pour cela, Nix craint de se servir de son pouvoir.

Interprétation des signes
Toute créature vivante envoie des signes. Et ces signes, Nix a le pouvoir de les interpréter. Contrairement à toute personne qui ne contrôle pas ce pouvoir, elle peut automatiquement se tourner vers la bonne hypothèse, savoir ce qu'ils signifient directement. Grâce à cela, elle peut deviner énormément de choses sur les humains et sur les animaux : leurs émotions, leur état d'esprit, leurs habitudes et un peu de leur histoire. Plus particulièrement, elle peut parfois deviner quand quelqu'un ment, ou quand on lui cache quelque chose. Le problème, c'est que Nix fait entièrement confiance à son contrôle du pouvoir, et elle se fie toujours à ses interprétations, mais elles peuvent être faussées, soit à cause de ses erreurs, soit à cause du mensonge dans ces signes...


D'UNE NAISSANCE A UNE ETINCELLE


Témoignage de Lulinn Tovlia.

« Quand ma fille est née, je m’étais attendue à ce qu’elle embellisse notre vie.  Déjà à sa naissance, tout le monde parlait d’elle, au village : j’avais déjà su qu’elle serait spéciale. Je l’avais appelée Nix, le mot pour ‘neige’ dans notre ancien langage.  Les premières années avaient été particulièrement belles pour notre famille. La vie était toujours aussi dure,  il y avait des mois où la nourriture se faisait rare et on parlait de guerres dans d’autres contrées, mais nous étions tous heureux, dans notre foyer.  

Quand elle atteignit l’âge de 6 ans, je commençais déjà à me douter qu’elle avait quelque chose en elle que n’avaient pas les autres.  Notre Nix était extrêmement intelligente : les villageois disaient qu’elle était ‘clairvoyante’, car elle réfléchissait plus vite que nous, elle avait une logique qui dépassait la nôtre. Pour cela, elle était très appréciée, mais aussi jalousée des filles de son âge... ça, je ne le savais pas, mais j'ai très bien pu m'en rendre compte quelques années après. Car à son dixième anniversaire avait éclaté un conflit terrible.

Nous avions insisté pour qu'elle organise une fête en son honneur : mais, solitaire comme elle était, Nix n'avait jamais accepté de le fêter autrement qu'en famille, car elle était 'heureuse comme ça', comme elle disait. Au final, nous avions organisé une fête-surprise, où une quinzaine d'amis à elle avaient été invités. Tout avait eu l'air de bien se passer... jusqu'à ce que, au moment de manger le traditionnel gâteau au miel, l'une de ses amies le lui jette en pleine figure... c'était nos économies de plusieurs semaines, ce gâteau ! Et voilà qu'il se retrouvait à moitié parterre, à moitié sur son visage. Et le groupe de cette fillette avait éclaté de rire, magnifiquement amusées par cette situation. Et, au milieu des éclats de rire, elle et moi ne savions que faire. Nix ne souriait pas. Elle regardait la table. Au bout d'un moment enfin, comprenant que son but avait été purement de l'humilier, et de nous humilier, je jetai tout le monde dehors. Les filles repartirent toutes, sans même que leur enthousiasme soit entamé par ma colère. Il n'y avait qu'une fillette qui ne riait pas : d'ailleurs, elle s'était excusée.

Cette histoire aurait pu en rester là, mais dans un village, rien ne se perd, tout se raconte. Nous étions la risée de tous, nous et Nix, pardessus tout. Cela ne dura que quelques semaines, mais je sais que ma fille garda ce malheur dans son cœur. Elle était sensible, je le savais. Elle qui n'aimait déjà pas le contact humain, voilà qu'elle se renfermait encore. D'ailleurs, depuis ce jour, et jusqu'à maintenant, elle se fit plus discrète et se complut dans la compagnie de la nature, uniquement. Elle passait ses journées dehors, quand elle finissait ses corvées à la maison. Je ne sais pas ce qu'elle y faisait, mais cela me faisait peur.

Et à l'année de ses quatorze ans, cela me fit encore plus peur. Ma fille continuait à passer son temps loin de tous, à l'orée de la forêt et, qui sait, plus loin encore, même si cela lui était officiellement interdit. Au début de cette année, l'hiver avait été rude, comme tout hiver ici. Mais cela ne décourageait pas Nix d'aller gambader sous la neige, même si elle n'y allait que quelques heures. Je ne pouvais pas lui en empêcher : elle avait toujours été difficile à raisonner, trouvant toujours un moyen de passer entre les mailles de mes filets. Du coup, je m'étais depuis longtemps résignée à lui laisser sa liberté. Mais là, un événement me poussa à l'obliger à rester. Même son père était d'accord : elle devait rester cloîtrée... car des groupes de tigres de neige étaient revenus. Il était rare qu'ils viennent : cela arrivait tous les cinq ans, à peu près. Mais quand ils arrivaient chez nous, ils étaient trop nombreux pour nous, et ils nous poussaient à nous retirer chez nous, tous. Le fer de nos hommes ne suffisait pas. Ils restaient sur nos terres un mois, un peu plus ou un peu moins. Parfois, ils n'étaient que là de passage, quelques jours. Mais quand ils venaient, ils s'emparaient de toutes nos ressources laissées dehors, même s'ils ne se risquaient jamais à pénétrer nos maisons. Ils mangeaient tout ce qu'ils pouvaient... dont les humains. Il y en avait toujours quelques uns qui guettaient à des dizaines de mètres du centre de notre village. Ainsi, il arrivait à nos hommes de sortir en groupe pour prendre des ressources, mais cela s'arrêtait là...

Et un jour, malgré nos interdictions et nos clôtures, Nix sortit. C'était un des rares jours où le vent était tombé, où la neige trônait doucement sur le sol et où le soleil réchauffait notre montagne. Le matin, elle avait trouvé un moyen de sortir par le grenier -je ne connaissais même pas ce passage... ou plutôt, jusqu'à ce qu'elle me l'écrive. Quand je m'en suis aperçue, j'ai voulu alerter tout le monde pour qu'on la cherche...  Puis quand je suis sortie, je me suis aperçue qu'il n'y avait plus de tigres blancs. Aucun. Je les avais vu à l'horizon, plus haut dans la montagne : ils partaient en galopant. Pourquoi ? Je n'en avais aucune idée. Le fait est qu'ils étaient partis, et elle aussi. Nul ne la retrouva... jamais. Mon joyau fut perdu. »

*

Alors que la mère de Nix criait à l'aide à travers tout le village, affolée, sa fille était déjà loin. Elle n'était plus dans sa montagne, elle n'entendait plus les bruits du village. Elle était en route pour l'Entre-Monde. C'était l'Etincelle qui s'était révélée en elle, ce jour-là.

La jeune fille n'avait pas eu pour intention de sortir alors que les tigres blancs scrutaient le village, en quête d'une chair à mordre : mais elle avait regardé l'un d'eux tourner autour de leur maison, et elle avait Compris. Elle avait su ce qu'il fallait faire pour les éloigner. Tout lui avait semblé clair quand elle avait regardé sa façon de se comporter : tout suintait l'instinct de survie, la faim et la peur. Nix était sortie en trombe de chez elle. La jeune fille était descendue du toit, discrètement, puis s'était dirigée vers le tigre. L'animal aurait pu se ruer sur elle et la manger, mais il n'en fit rien. Elle ne comprenait pas pourquoi : elle ne comprenait même pas pourquoi elle était venue jusqu'à lui. Puis, elle s'était aperçue d'une chose étrange : elle marchait à quatre pattes. Son souffle était rauque, et elle ne se sentait plus habillée, mais elle n'avait plus froid. Puis, elle comprit en voyant le regard du tigre -ou plutôt de la tigresse, qu'elle était considérée comme une inconnue, mais comme une inconnue de sa taille et de son espèce, l'une des leurs. Voulant les éloigner, Nix chercha une stratégie. Elle savait ce que cherchaient les tigres, et elle savait où ils pouvaient le trouver : Nix connaissait la forêt par cœur, et elle connaissait l'emplacement d'un torrent de montagne où les animaux restaient en hiver ; c'était le seul cours d'eau qui résistait à la morsure du froid. Elle fit comprendre à la tigresse que rien ne se trouvait dans leur village, et elle se mit aussitôt à galoper vers la forêt. En galopant dans sa direction, elle vit que d'autres tigres se rapprochaient d'elle et de la tigresse. Voyant qu'elle avait des attentions pacifiques, ils se mirent à la suivre, derrière un tigre massif qui avait l'air d'être leur chef de meute. Elle les mena à travers la forêt, par les chemins les plus aisés au passage, ses pattes laissant de lourdes traces de neige. Puis, elle avait entendu des cris lui parvenir au loin, des cris de joie : ceux des villageois. Enfin, après quelques foulées de plus, les bruits s'étaient évanouis. Nix entraîna la meute dans l'apex de la forêt. Enfin, elle atteignit le point le plus haut du cours d'eau et s'arrêta, les pattes en feu, vite rejointe par le chef de meute. Elle le regarda, et elle vit qu'elle avait atteint son objectif. Puis elle repensa à son village, à sa famille qui devait être morte d'inquiétude, et à sa forme de tigre. Nix marcha vers le reste de la meute, les regarda un par un puis s'en alla. Elle galopait jusqu'à son village... jusqu'à ce que son voyage commence.

Elle ne sut pas ce qu'il se passa ensuite, mais elle savait qu'elle avait une maladie, ou bien un Don de magie, celui qu'on décrivait dans les légendes divines.


AUTRE

Nix est une fille très intelligente, bien qu'elle ne soit pas non plus une surdouée.

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Date d'inscription : 06/06/2011

MessageSujet: Re: Nix Tovlia   Jeu 8 Aoû - 0:04

Validée


Cette fiche est très mignonne. On y comprend un personnage enfantin, innocent et rusé qui fera sans aucun doute un Arpenteur original. Ses pouvoirs, bien que simples, peuvent lui assurer nombre d'aventures intéressantes. J'ai d'ailleurs hâte de les suivre.
Bienvenue Nix.
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