Isiel



 

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Isiel

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Messages : 12
Date d'inscription : 20/08/2013

MessageSujet: Isiel   Mar 20 Aoû - 22:22

PRÉSENTATION
d'un Arpenteur


Isiel d'Avebrume

Surnom/Titre : Fille de l'Ombre
Age Physique : Serait-elle humaine, on lui donnerait environ 25 ans.
Race : Elfe


CE QUE LES OMBRES DISSIMULENT

Au premier regard, l'on comprend que c'est une elfe. Elle en a, bien entendu, les longues oreilles caractéristiques, mais également la beauté, le visage délicat aux traits fins, la démarche aérienne, les gestes gracieux.  Pourtant, quelque chose dérange, altère cette première impression. Plus on la regarde, moins l'on est à l'aise. Peut-être cette ombre au fond de ses grands yeux noirs. Ou bien sa peau un peu trop pâle. L'on s'interroge sur les traînées sombres qui dépareillant sa chevelure par ailleurs si blonde, presque blanche. L'on remarque son étrange manie qu'elle a d'infléchir sa trajectoire pour demeurer à l'ombre autant que faire se peut. L'on note aussi, parfois, si l'on est très attentif, ses légers hochements de tête, comme si elle acquiesçait aux propos de quelqu'un, alors qu'elle est seule.


CE QUE LES OMBRES ACCOMPLISSENT

Ténèbres autour de moi
« Disparaître dans l'ombre », dit-on, et dans le cas d'Isiel cette expression est à prendre littéralement. En effet, dissimulée dans l'ombre elle est capable de ne faire plus qu'un avec les ténèbres. Elle ne se contente pas de devenir invisible, non, il semblerait plutôt qu'elle ne soit simplement... Plus là. Et de fait, il est parfaitement possible de réapparaître en un tout autre endroit, une autre ombre un peu plus loin. Toutefois, elle ne peut « bondir » dans une autre ombre que si celle-ci est à portée de vue, et il lui est impossible de le faire plus de 2 ou 3 fois de suite tant cet exercice est épuisant pour elle.

Ténèbres en moi
Il existe des créatures dans l'Ombre. Des Choses-qui-rôdent. Invisibles, intangibles, vous ne les connaissez pas. Isiel, elle, les connaît. En tout cas en est-elle persuadée. Il lui arrive d'entendre leurs voix murmurer à son oreille. Elle le lui ont promis : tant qu'elle servira son but, elles lui accorderont leur puissance. Par le biais des Choses-qui-rôdent, les Ténèbres lui accordent armes et protection. Quand elle en ressent le besoin, l'Ombre la recouvre, devient tangible, solide. Forme noire glissant sur son corps, seconde peau malléable à sa guise pouvant prendre divers aspects, tel celui de terribles griffes noires tranchantes comme des lames, voire même la recouvrir complètement pour lui donner l'apparence de l'une des Choses-qui-rôdent", si ces dernières estiment qu'elle sert suffisamment son but.


LES OMBRES M'ACCUEILLENT

Voilà bien longtemps que tu es ici, enfermée, seule dans les ténèbres. Combien de temps maintenant ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tellement longtemps maintenant qu'ils t'ont enfermée dans ce tombeau vivant. Ils s'étaient dis miséricordieux alors, il est vrai qu'ils ne t'ont pas tué. Cette prison végétale qui t'entrave te maintient également en vie, te nourrit par ses racines plantées dans ta chair. Quelle clémence, ces années, ces décennies de solitude immobile. Mais tu sortiras n'est-ce pas ? Ils l'ont promis. Tu ne sais plus quand. Te souviens-tu au moins du crime qui t'a conduite ici ? À peine, c'était il y a si longtemps. Mais combien de temps ?

Les premières années tu as pleuré, hurlé, gémis. Tout ceci n'était qu'une erreur. Tu implorais le pardon. C'était un regrettable accident. Sans doute ils finiraient par te libérer. Mais ils ne l'ont pas fait. Alors tu as désespéré. Tu aurais voulu mourir, mais c'est impossible bien sûr. La mort est une tragédie, la pire de toute, car toute vie est sacrée, même la tienne, ils se sont donc assurés qu'elle ne s'achèverait pas ici. Tu as crû devenir folle.

Et puis nous sommes arrivés. Du moins est-ce ainsi que tu l'as perçu. En réalité bien entendu nous avons toujours été là. Tapis dans l'Ombre. Car c'est ce que nous sommes. Les Choses-qui-rôdent. Nous avons toujours été là, mais soudainement tu nous entendais. Alors tu n'étais plus seule. Et tu as repris espoir. Un jour, ils te libéreraient.

Tu ne les hais pas. Ce fut le cas, pendant un temps, mais plus maintenant. Tu te contentes de les mépriser. Ces juges qui s'érigent en bourreaux, si pleins de leur superbe, qui se croient supérieur sous prétexte qu'ils ne prennent pas la vie, aucune vie. Ton peuple, si aveuglément hautain qu'il est incapable de voir sa propre cruauté. Qu'importe. Tu n'es plus des leurs. Tu es as nous, désormais. Ils ne méritent pas ta haine.

Tu es là depuis si longtemps maintenant, tu as presque oublié que tu as eu une vie, avant. Tu t'es si bien habituée aux ténèbres que c'est comme si tu n'avais jamais connu qu'elles. Si longtemps maintenant. Quand enfin ta prison s'ouvre, tu ne comprends pas ce qu'il t'arrive. La lumière brûle tes yeux, les racines déchirent ta peau en quittant ton corps. Tu essaies de hurler, mais aucun son ne sort de ta gorge, sèche depuis trop d'années. Débarrassée de ta gangue végétale, tu tombes au sol, sans force, tentes de cacher ton visage dans tes bras en sang.

Le temps passe, rien ne se passe. La forêt est étrangement calme. Personne ne vient te chercher. Tu prends le temps – combien de temps ? - de rassembler tes forces. Petit à petit, tu arrives à maintenir tes yeux ouverts, qui ne t'apprennent rien quand tu observes ton entourage. Puis tu finis par arriver à bouger, à te lever. Tu titubes jusqu'au village, te traîne plus que tu ne marches. À ta grande surprise, tu te souviens du chemin. Ce n'est pas très loin.

Quand tu arrives, tu découvres la désolation. Ce n'est plus un village, c'est un carnage. Arbres arrachés, maisons qu'ils supportaient brisées, éparpillées. Corps démembrés, dispersés, méconnaissables. Une couche de rouge recouvre le vert habituel de la forêt. Tu trouves les Anciens, ou ce qu'il en reste. Tu comprends que l'un d'entre eux entretenait le sortilège qui maintenait ta prison, et que sa mort t'a libérée. Tu cherches ta maison, il n'en reste rien. Tu ne trouves aucun signe de ta fille non plus.

Tu ne pleures pas, tu ne sais plus comment faire, mais nous sentons ta douleur et ta rage. Tu les méprisais, mais ils étaient ton peuple. Tu avais même encore de l'amour pour certain d'entre eux. Toutes ces années, tout ce temps, tu espérais revoir ta fille. Nous sentons ton désir de vengeance. Noble sentiment. Quand tu repères les traces, tu hésites. C'est une bête qui a fait ça, mais pas simplement une bête. Quelque créature magique, de celles dont on t'avait dit que leur vie était aussi sacrée que la vôtre. Voilà ce qu'ils en font.

Tu peux la retrouver, tu le sais, mais que faire ensuite ? Tu es seule, tu es faible, tu ne pourras la vaincre. Erreur mon enfant. Tu n'es pas seule. Les ombres t'entourent. Les ombres sont avec toi. Les ombres acceptent de t'offrir leur force, si tu te lances à la recherche de cette Bête, de ce monstre. Tu nous écoutes, tu pars en chasse.

Tu n'es plus humaine, tu n'es plus humaine lorsque tu trouves la bête. L'Ombre te recouvre, te dote de crocs, de griffes, de serres, de pics. Tu portes notre apparence, nos armes. Elle ressemble à un loup, en quelque sorte. Un loup gigantesque, capable de se dresser sur deux pattes, et qui pourrait sans doute t'avaler en une seule bouchée. Tu te demandes quelle terrible magie a pu créer cet être hideux. À moins que ce ne soit un esprit de la forêt, que tes frères auraient mécontenté d'une quelconque façon ? Peu importe, quoi que ce soit, tu le terrasses.

Mais ça ne te suffit pas. Tu sens la vengeance brûler encore en toi. Tu le sais, tu n'auras de repos que lorsque toutes les créatures monstrueuses, tous les êtres contre-nature auront disparu. Totalement et complètement disparu. Tu y veilleras, personnellement. Tu veux retourner au village, tenter de retrouver le corps de ta fille pour pouvoir l'enterrer. Trop tard. Tu as disparu. Il n'y a plus d'elfe dans la forêt d'Avebrume. Quant à ta chasse, elle ne fait que commencer.




AUTRE

Rien.

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MessageSujet: Re: Isiel   Ven 23 Aoû - 20:57

Validée


Un Avatar du Mana Noir dans toute sa splendeur, sa cruelle beauté. J'aime particulièrement le second pouvoir. Hum. Et cette histoire de tombeaux elfiques aussi. Bien, sinon, rien à redire, c'est un sans faute.
Bienvenue Isiel.
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