Je crois que tout nous oppose.



 

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 Je crois que tout nous oppose.

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Mikaeus

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MessageSujet: Je crois que tout nous oppose.   Dim 25 Aoû - 15:07

Le centaure compte sur la forêt, la forêt compte sur le centaure.

  Tu te l'étais dit, ta prochaine destination serait Pthian. On t'en a parlé comme étant un plan majoritairement inconnu qui regorge de mystères et attire les curieux. Mais toi si tu veux y aller, ce n'est pas vraiment pour prouver ta force ou quoi que ce soit dans ce genre là. Toi, c'est pour retrouver la nature, la végétation. Pour sortir de l'entre-monde et prendre un peu l'air. On t'a également parler du danger que représentait ce plan. Mais avec ces nouveaux pouvoirs tu te crois pour le moment invincible. Du moins, tu n'en as pas peur. On dirait ces gosses en pleine adolescence qui se croient intuables, immortels. Tu as eu de la chance la première fois, quand tu étais aux portes de la mort, tu ne devrais pas oublier qu'avant tout tu restes un simple Centaure, un simple mortel. Quelqu'un qui est capable de mourir. Tu le comprendras bien assez vite.


   Mais pour le moment tu te concentres. Maintenant tu as connaissances des conditions requises pour te transplaner correctement. Il faut rassembler tous les détails que tu connais de Pthian et imaginer l'endroit. La concentration est de mise pour cet exercice et tu t'y appliques correctement. Pour le faire tu t'es d'ailleurs mis à l'écart des autres, dans ta résidence privée. Tu n'aimerais pas que les gens te voient si tu ratais ton coup. Ce n'est pas le cas, tu quittes enfin cet endroit. Quand tu rouvres les yeux, le paysage est tout autre. Tu es entouré d'un vert radieux. Cette couleur te rassure. Le bruit des animaux sauvages et du feuillage caressé par le vent te bercent. Un cours d'eau se trouve également à proximité. C'est vraiment un très bel endroit et tu te sens apaisé.


   Tu entames alors une marche lente, contemplant la nature, regardant sans arrêt à droite à gauche pour observer un animal ou un paysage. Tu en oublies carrément le danger puisque tu as baissé ta garde. Quand même, la transplanation ça t'ouvre de très nombreuses portes. Combien d'endroits magnifiques comme celui-là tu vas pouvoir voir ? Au fond de toi d'ailleurs, sommeille cette hâte de combattre, d'utiliser tes récents pouvoirs. Tu t'imagines tellement fort. Mais tu n'as pas encore vu les pouvoirs des autres arpenteurs n'est-ce pas ? Tu devrais t'en méfier.


Tiens, en parlant d'arpenteur...

 
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Suliam Solaris

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MessageSujet: Re: Je crois que tout nous oppose.   Dim 25 Aoû - 21:54

"Couple terrible : La vie tremble, la mort rit"

Un monde grouillant de millier d'âmes, une ville où l'insouciance des passants détournant le regard des yeux ambrés pleins de haine de la jeune centaure, faisait monter la rage à la gorge de celle-ci. Des mois d'errance à travers les sombres rues de l'Entre-Monde, observant la foule dans l'ombre où perçait la lueur de ses pupilles. Elle cherchait chaque jour ce sentiment, cette sensation de plénitude et de paix intérieure qui lui avait permit d’atterrir dans cette cité. Elle méditait intensément, jusqu'aux limites de la transe, sans jamais y parvenir.
Ses efforts vains, elle se mit un jour à repenser à son passé, à sa terre d'origine, à la douceur de l'herbe sur ses membres, à l'odeur d'un bouton de rose, celle de la menthe fraîche, à la rosée du matin... La nature lui était d'un réel réconfort, il y a longtemps.

Un souffle, une vague, un soupçon d'irréel, la voici transportée en pleine jungle. Et quelle jungle ! Même à ses yeux, la beauté de ce lieu ne faisait aucun doute. La verdure et le bruit de l'eau étaient d'une harmonie presque parfaite.. Seule tâche dans ce paysage verdoyant, celles qui s'étendaient sous ses sabots. Ses premiers pas laissèrent une traînée noire derrière elle, détruisit la terre sur son chemin. Quel dommage de détruire la flore ainsi, mais quelle importance pour elle. Cette forêt paraissait interminable, et au milieu de ces immenses arbres, elle se sentait réduite à la taille d'une fourmi. Les bruits de la faune lui obligeait à garder ses sens aux aguets, qui sait quels genres de créatures se cachaient dans l'infinité des broussailles.

Sur ses pensées, devant-elle, apparut un autre centaure, aussi imposant par sa taille que par sa carrure. Au début trop intriguée par son environnement, elle ne le remarqua que quand son odeur lui parvint, c'est à dire quand il fut à une dizaine de mètres d'elle. Surprise, elle recula brusquement d'un écart des flancs, puis de quelques pas en arrière. Suliam passa son arc qu'elle tenait en bandoulière par dessus sa tête, sortit une flèche de son carquois pour tenir en joug l'inconnu. Son sang commençait déjà à bouillonner dans ses veines, au premier geste de l'homme, elle le clouerait sur place. Elle le défia sur ces paroles :

 - Qui que vous soyez, mourir sera votre seule issue au premier de vos gestes.
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Mikaeus

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MessageSujet: Re: Je crois que tout nous oppose.   Lun 26 Aoû - 15:11

"Trouverez-vous le courage ?"

   Elle ne t'a pas tout de suite remarqué. Toi, si. Tu la regardes s'approcher doucement à moitié sur tes gardes et à moitié fasciné de voir un autre membre de ta race. Tu gardes le silence car tu veux attendre qu'elle te remarque. Mais avant que ce soit le cas, quelque chose te fait tilter. Cette trace derrière elle, ce chemin noir où la végétation semble avoir été détruite. Et le phénomène continue sous ses sabots. C'est elle qui fait ça, elle détruit la végétation, la vie disparaît à son passage. Le fait-elle volontairement ? C'est le genre de pouvoir que peuvent avoir les arpenteurs ? Un sentiment de dégoût commence à monter en toi. Quel est l'intérêt de faire une telle chose si ce n'est de renier la nature elle-même ? Pour toi qui fut protecteur d'une forêt, symbole de nature et de vie sur ton plan, ton rôle originel refait surface. Tu commences à dégainer ta Hache...

« - Qui que vous soyez, mourir sera votre seule issue au premier de vos gestes. »

   Trop tard. Ta main s'arrête brusquement sur le pommeau de ton arme. Ce n'est pas une menace en l'air, elle t'a en joug. Elle a l'avantage alors tu abandonnes l'idée de sortir ton arme. Si ce n'avait pas été un membre de ton espèce, tu l'aurais certainement découpé de ta hache pour l'affront qu'elle fait à la Nature. Mais à la colère se mêle toujours cette fascination, tu admires son physique. C'est cette hésitation qui t'a valu ta situation actuelle. Comment vas-tu désamorcer ça ? En vérité d'ailleurs tu n'as pas tellement envie de calmer le jeu, juste de t'éviter la mort par cette flèche. Tu la fixes ardemment dans les yeux sans bouger, sans prononcer un seul mot. Mais d'un coup tu te risques à t'avancer de quelques pas, sans faire de mouvements brusques pour autant. Tu peux alors bien l'observer. Un pelage rayé, une chevelure noire, des yeux étranges et jaunes. Deux cornes s'élevaient aussi de son crâne. Et ses formes, plaisantes. Mais alors, calmer la situation ou l’envenimer ? Pourquoi pas les deux ?

« Alors mieux vaudrait pour vous de ne pas rater votre coup. »

Tu attends quelques secondes. Confiant.

« Qu'est-ce que vous faites ici ? Je crois pas que vous soyez dans votre élément" Tu ajoutes cela tout en regardant la tache qui s'étant sous ses pas. 
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Suliam Solaris

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MessageSujet: Re: Je crois que tout nous oppose.   Sam 31 Aoû - 13:12

"Le cœur a des raisons que la raison ignore"

L'inconnu voulu la toiser, il s'approcha de façon totalement insouciante de quelques pas. Suliam voulu à cet instant décocher sa flèche, mais quelque chose au fond d'elle, l'en empêcha. Le mâle, même sous la domination et la menace de l'arme, prit de longues minutes pour examiner son assaillante. Il avait auparavant tiqué sur les deux pupilles de la jeune centaure, c'était maintenant au tour de son halo de saccage.
Bien que toujours sur ses gardes, Suliam pu profiter de ce moment d'imprudence de sa victime pour l'observer elle aussi. Désormais plus proche d'elle, il paraissait bien plus grand que la normale, c'était même un colosse qui la dépassait d'au moins vingt centimètres. Des bras aussi larges que le tronc d'un pommier qui pourrait assommer un bœuf, un torse trois fois plus large que celui de Suliam, et ses quatre pattes semblait pouvoir transporter le double de leur poids. L'archère se félicita de s'être accaparé l'avantage, car le moindre coup qu'il lui aurait porté l'aurait sans doute bien trop affaiblie pour remporter ce combat, elle tira encore plus la corde de son arc sur cette pensée.

« Alors mieux vaudrait pour vous de ne pas rater votre coup. »  dit-il.
Il la provoquait ouvertement, il ne tenait donc pas à la vie, cet inconnu. Il renchérit en lui demandant la raison de sa présence, puisque apparemment il ne « croyait pas qu'elle était dans son élément ». Il l'avait touché en plein cœur juste par ses mots et son regard. Il était comme les autres, cette mort qu'elle traînait sous ses pas obnubilait les gens et attisait leur peur, personne ne cherchait à comprendre ni à la connaître, ils étaient tous retranchés dans leurs convictions sur son pouvoir et ne lui accordait jamais une occasion de prouver sa bonne fois. C'était à cause de centaures comme celui-ci qu'elle était devenue une machine nourrit de haine.
Elle ne se retenait plus, l'aura destructeur se répandit sur le mur de végétation jusque sous les pieds de son adversaire. Elle changea l’orientation de sa flèche qui vint briser ce qui servait à retenir son arme qui glissa dans l'herbe morte. Elle décocha une seconde flèche dans l'épaule puis recula de quelque mètres encore, la troisième et dernière flèche prête à l'abattre. Mais toujours ce sentiment, un étrange pincement au cœur qui la rendait incapable d’ôter cette vie. Elle baissa sa garde, ce poids au fond d'elle la perturbait, l'angle de tir s'abaissa.

Elle commençait à perdre son sang-froid, la peur remplaçait l'excitation de tuer.
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MessageSujet: Re: Je crois que tout nous oppose.   Sam 31 Aoû - 16:11


Phtian n’a rien d’un environnement poli et courtois. Ainsi, bien que votre différend ne semble pas résolu, sa nature sauvage n’hésitera pas un instant pour intervenir au moment le plus propice : maintenant.  Vous n’étiez jusque-là qu’observés par trois paires d’yeux globuleux, mais l’heure du repas a sonné. C’est donc sans bruit que ce nouveau prédateur s’avance vers vous. Jusqu’à barrer la route de la centaure zébrée.

Une guivre d’une douzaine de mètres de long se dresse devant vous. Une peau dont les nuances s’associent facilement aux couleurs locales, un corps long et souple et une gueule ouverte ornée de cinq crocs comparables à des épieux particulièrement mortels. Elle crache sur vous un nuage noir sécrété depuis des glandes en évidence dans ce qui lui sert de mâchoire. Ce gaz, bien que rendant la respiration et la visibilité difficiles, ne semble pas empoisonné. Une fois cette couche épaisse en place, elle rôde autour de son piège, attendant simplement de voir un de vos mouvements pour attaquer.



Image de la guivre:
 
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Mikaeus

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MessageSujet: Re: Je crois que tout nous oppose.   Dim 8 Sep - 14:10

Goliath

  Tu es le premier à savoir qu'il ne faut pas jouer avec le feu. Et pourtant guidé par ce sentiment de puissance que te procure ton étincelle, tu te la joues. Tu ne cèdes pas sous la menace, tu veux faire le fier, celui qui n'a pas peur. Tu n'as peut-être pas peur, mais c'est une erreur. Tu l'as vu, n'est-ce pas ? Ce changement dans son regard lorsque que tu as parlé du phénomène présent sous ses pieds ? Ta réplique était affreusement maladroite. La blesser ou l'offenser n'était pas du tout ce que tu voulais. Tu espérais seulement qu'elle baisse son arme et aussi comprendre, car ta question était sincère, qu'est-ce qu'elle venait faire ici. Tu as aperçu le mépris sur son visage, elle n'est pas fière de ce qu'elle fait. Tu finis même par te demander si c'est de sa volonté ou non. Tu comprends finalement que peut-être pas, lorsque la tache s'étend jusque sous tes pieds. Toute vie meurt autour de toi, tu vois la nature périr sous tes sabots. Que fait-elle ? En tout cas elle le souhaite cette fois. Et cette colère que tu aperçois, tu devines que tu es dans le pétrin, qu'elle est prête à t'attaquer.


Tu aurais dû agir autrement, tu es capable de mieux.


   Avant même que tu n'aies le temps d'agripper ton arme, elle décoche une flèche vers ta direction qui vient rompre l'attache de ton étui. Dans un réflexe venu de nulle part tu arrives à récupérer ta hache avant qu'elle ne tombe. Mais quand tu relèves la tête, prêt à te défendre, quelque chose vient se loger dans ton épaule. Tu recules de quelques pas, ton visage exprime la surprise et tes yeux sont ébahis. Tu n'as pas eu le temps de comprendre ce qui s'est passé, tu pensais seulement qu'elle voulait te rendre la pareille mais non, elle t'a attaqué. Ton épaule à une nouvelle colocatrice, cette flèche puissante que ton adversaire t'a décochée. Tu lâches ton arme au passage et recule encore un peu. Tu en as certes vu des plus dures mais celle-ci, tu ne t'y attendais pas. Tu vois ? Tu n'es pas invincible, tu ressens la douleur tout comme avant, tout comme n'importe quel être vivant. Et toi aussi, tu es capable de saigner. Les quelques gouttes qui s’échappent de ta blessure te le prouvent. Et la douleur commence également à s'inviter. Mais il faut que tu fasses quelque chose.


Tu es fort.


   Tu commences à te ressaisir quand tu vois qu'elle est prête à t'achever d'une dernière flèche. Tu te stoppes net. Si tu veux te sortir de cette situation il va falloir user de ton étincelle. Si cette flèche est décochée, tu es prêt à croître pour augmenter ta résistance et tu contre-attaqueras, à contre-coeur cela dit puisque tu n'as vraiment pas envie de tuer un autre de tes congénères, surtout d'une beauté pareille.

Elle va tirer oui ou non ?


   Cette attente semble interminable, tu n'as pas envie de ré-attaquer le premier. Tu dois en savoir plus sur elle, tu dois calmer le jeu. Mais elle a pris cette décision d'elle même puisqu'elle baisse son arme. Alors tu te redresses, doucement, sans faire de geste brusque. A quoi elle s'attend ? Baisser sa garde comme cela, croit-elle que tu ne vas pas réagir ? Comment peut-elle être sûre que tu ne vas pas tenter quelque chose ? De toute façon tu n'auras pas le temps. On t'avait prévenu, cette jungle n'est pas un endroit où traîner. Une créature géante qui vous observait depuis le début se tient maintenant entre toi et ton assaillante. Tu n'as jamais vu pareille chose. Cette guivre est géante et tu te demandes si tu peux vraiment rivaliser contre elle. De plus tu as encore cette flèche dans l'épaule. Le rythme de ton cœur s’accélère et l'adrénaline commence à te remplir. L'adrénaline, tu as toujours aimé ça, même dans les moments de danger cela reste une sensation extrêmement plaisante. Mais là il va falloir tout donner, et sûrement t'allier à ta congénère si tu veux survivre.


Tu ramasses ta hache en vitesse et te met en position de combat. C'est l'occasion de tester à nouveau tes pouvoirs.
 


Dernière édition par Mikaeus le Jeu 24 Oct - 15:52, édité 1 fois
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Suliam Solaris

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MessageSujet: Re: Je crois que tout nous oppose.   Jeu 24 Oct - 15:42

"Un chasseur sachant chasser …"

En pleine confusion intérieure, elle ne réalisa pas tout de suite ce qui lui arrivait. Elle avait vu la gigantesque bestiole qui s'était dressée entre elle et son congénère à quatre pattes, seulement elle n'eut aucune réaction. Elle était déboussolée, jamais elle n'avait ressentie ce doute, elle savait qu'elle allait regretter d'avoir tué ce centaure.
Reprenant peu à peu ses esprits, elle se rendit enfin compte de l'ampleur de sa situation. Enfin, l'épais brouillard l'alarmait. C'était en fait un gaz, il s'engouffra dans ses poumons et lui provoqua une toux grasse et lui brûla la gorge. Sa vision se flouta elle aussi, le gaz lui piquait les yeux. Elle cala son nez dans le pli de son coude, et chercha à sortir de ce nuage toxique.

De l'air. Prenant une grande inspiration, ses bronches la firent souffrir une dernière fois avant d'apprécier brise. Sa respiration était celle d'un asthmatique en pleine crise, et sa vision était encore trouble, mais Suliam était maintenant sur la trace de l'énorme bête qui venait de faire fuir sa proie. Un flèche encochée à son arc bandé, elle prit un trot actif à travers les fougères que se mouraient à son passage. Elle scrutait chaque centimètre carré de végétation, elle s'enfonçait de plus en plus profondément dans la jungle, suivant les odeurs et les traces.
Elle se retrouva ainsi derrière l'immense bête, espérant que celle ci ne l'ait pas repéré avant. Elle se dissimula derrière les broussailles, attendant le meilleur moment pour lancer une attaque, et étudier sa proie. Mais elle remarqua que cette chose étaient déjà occupée ailleurs, en effet, ses deux gibiers jouaient ensemble...

Elle leva son arc, mais une fois de plus, son cœur se serra...


Spoiler:
 
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Mikaeus

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MessageSujet: Re: Je crois que tout nous oppose.   Ven 25 Oct - 12:26

... doit savoir chasser sans son chien.



   Tu t'apprêtes à attaquer lorsque la créature se met à sécréter un gaz qui sort de sa mâchoire. Ton cœur s'accélère, tu as peur que celui-ci soit empoisonné. Finalement, il ne te fait que tousser et t'empêche d'avoir un champ de vision acceptable, tu ne vois plus que cette guivre géante se dresser devant toi, comme si l'autre centaure était partie. D'ailleurs, tu ne sens plus sa présence ; est-elle toujours là ? Après t'avoir tiré une flèche dans l'épaule elle te laissait face à ce monstre ? C'est peut-être pour ça qu'elle n'a pas décoché sa deuxième, elle aurait pu avoir senti la présence de ce mastodonte et vouloir faire en sorte qu'il t'achève lui-même, ça n'en serait sûrement que plus douloureux. Mais tu ne t'attardes pas en conjecture, tu n'as pas le temps.

    La créature entame une manœuvre pour te foncer dessus, la gueule grande ouverte. Mais avant qu'elle n'arrive, tu ressens cette même sensation qui est apparue dans ta forêt natale, ce sentiment de puissance qui grimpe en toi. Tu grandis. Tes muscles et ta hache aussi. Et tu fais maintenant le double de ta taille originale, dépassant dorénavant les quatre mètres. Deux mastodonte l'un contre l'autre. Au moment où la guivre s'apprêtait à refermer ses « crocs » sur toi, tu lui décoches l'un de tes plus beaux revers de hache dans son crâne (non sans un accroissement de ta douleur à l'épaule), la faisant virer de direction et hurler. Ne te méprends pas, tu l'as à peine éraflée. Et maintenant elle semble plus en colère que jamais.

    Et ce gaz. Il commence vraiment à te brûler les poumons et les yeux, cela en devient très difficile de se repérer dans l'espace et si cela continue le prochain assaut de la guivre sera le bon. Pendant que celle-ci se remet en position, tu essaies de t'éloigner un peu, pour te mettre hors de portée de cet air irrespirable. Elle te suit et malheureusement, elle recommence à sécréter ce même gaz, ce qui te laisse un peu de temps pour une tentative d'assaut. Tu cours vers elle le plus vite possible et concentre toutes tes forces dans ton coup. Mais c'est comme si elle portait une amure, tu ne vois qu'une pauvre entaille là où ta hache a frappé. Alors sans même t'en rendre compte tu t'acharnes, redonnant toujours des coups en ce même endroit, jusqu'à enfin voir ce qui lui servait de sang sortir de ses veines. Dans ton acharnement, tu n'as pas fait attention à son second assaut, et tu n'as pas eu le temps d'esquiver toute l'attaque, elle attrape ton bras déjà meurtri dans sa gueule. Tu hurles, tu cris, de toutes tes forces tandis qu'elle essaie de te l'arracher. Et après des secondes qui t'ont paru être des heures, tu finis par te libérer grâce à un énième coup de hache dans son crâne.

    Elle aussi hurle, mais toi tu commences à perdre de grandes quantités de sang. Tu te dis que c'est fini, quand tu la vois se diriger vers toi pour un assaut final, mais c'est alors que tu te souviens de ce qui t'a sauvé la vie en forêt.
Tu te cabres, et du haut de tes quatre mètres et quelques, tu cognes le sol de toutes tes forces. Le sol se fissure en direction de la guivre, et il commence à s'ouvrir. En espérant que ça lui serve de tombeau, sinon, c'en est fini de toi.

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