Desdemone



 

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Desdemone

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Date d'inscription : 02/12/2013

MessageSujet: Desdemone   Lun 2 Déc - 15:55

PRÉSENTATION
d'un Arpenteur


DESDEMONE

Surnom/Titre : L'Ecornifleuse.
Age Physique : Vingt-huit ans.
Race : Ondine.


DESCRIPTION PHYSIQUE


L’emprise du mana de l’eau est évidente sur son corps d’ondine ; si sa peau reste pâle, maladive, elle est pigmentée de légers reflets bleus, et a la douceur de celle des raies Manta. Une fine membrane accroche chacun de ses doigts entre eux, lui permettant de nager plus rapidement, et ses ongles, longs, cassés et sales, démontrent une utilisation régulière. Les mêmes palmes ornent ses pieds – qui restent, habituellement, nus. En se penchant sur son visage, on peut discerner de fines traces sur ses joues – ses branchies se ferment lorsqu’elle marche sur la terre ferme, tout comme la membrane qui lui bouche le nez, et qui vient se coller aux parois de ses narines. Enfin, dernier aspect prouvant son appartenance à sa race, ses yeux translucides, extrêmement vulnérables à la lumière, mais qui peuvent sans mal s’adapter à la vision sous-marine, et aux milieux plus sombres.

Mais ce n’est pas ce corps aquatique qui attire le regard de celui qui croise l’Ecornifleuse. Ce ne sont pas, non plus, ses cheveux d’un roux éclatant – désavantage qu’elle a maudit toute sa vie dans un milieu où attirer le regard est synonyme de mort rapide – et toujours gorgés d’eau.

Parce qu’avant de voir Desdemone, qui peut à la limite passer inaperçue, c’est la méduse sur sa tête sur laquelle on se questionne. Translucide, elle embrasse parfaitement la forme de son crâne, et semble lui servir de chapeau. Elle se soulève, régulièrement, comme un cœur qui bat, comme des poumons qui se vident et se remplissent à nouveau. Il semble qu’un liquide est en perpétuel mouvement derrière la membrane transparente. Ses tentacules se mélangent aux mèches de cheveux, tentacules fluides, liquides vivants se solidifiant par moments, animés d’une vie propre.


MANA - MAGIE

Mana Bleu - Eau élémentaire

Ses cheveux, humides, se dressèrent en même temps que les tentacules liquides de la méduse. Ils jaillirent, s’entortillèrent ensemble autour de la bestiole. Serrèrent. L’emprisonnèrent. Impossible pour elle d’amorcer le moindre mouvement à présent…

Les cheveux de Desdemone semblent pris d’une vie propre, tout comme les tentacules de la méduse qui la coiffe.  Fluides, passant d’un état liquide à un état quasi-solide, celles-ci peuvent à la fois s’enrouler autour de l’adversaire pour l’immobiliser, ou parer les attaques dont pourrait faire l’objet Desdemone. En mode défensif, elle ne contrôle pas ce pouvoir, la méduse s’en chargeant de manière instinctive.

Mana noir - Faiblesse

Desdemone tendit la main, et ses doigts, reliés par de fines membranes, s’aggripèrent autour du cou du lapin effrayé. Il se débattit – faiblement. Il n’en avait déjà plus la force. Desdemone ferma les yeux, la bouche entrouverte, laissant l’énergie de l’animal remonter le long de son bras. L’inonder. La ressourcer. Nourrir la bête. Elle laissa échapper un soupir d’extase, avant de lâcher ce qui n’était maintenant plus qu’un cadavre froid. Se releva. Passa son chemin.

Desdemone a la capacité d’aspirer l’énergie vitale de tout ce qui est vivant. Elle touche l’être, absorbe son énergie, le regarde faiblir, vieillir en accéléré, puis mourir. Elle, en même temps, se sent rassérénée – l’énergie ainsi volée fait mourir la fatigue en elle. Cette fatigue qui la prend si facilement, à cause de ce parasite, accrochée à son crâne, avec qui elle partage sa vie… Si elle peut rapidement tuer un petit mammifère, les créatures dont la durée de vie est plus longue ressentiront moins les effets de son pouvoir. Plus le contact est long avec Desdemone, plus il se sentira vidé de sa force vitale, mais les effets immédiats se limiteront à un affaiblissement et une fatigue. La mort n'emportera un humain moyen qu'après une bonne heure d'agonie.


TEST RP

L’écume lui coulait des lèvres.

Alors le temps était venu – les tentacules de la méduse lui battaient les épaules, s’entortillaient autour de ses bras, et elle la sentait puiser en elle, comme une sangsue. Les semaines s’étaient écoulées, la fatigue avait coulée elle aussi, coulée en elle pour la vider de toute substance. Les bulles remontaient doucement à la surface.

Elle savait que ce jour viendrait depuis longtemps déjà. La conscience de la mort s’infiltrait partout sur Luun, s’enroulait autour des consciences dès le plus jeune âge – lorsqu’on y survivait – puis s’accrochait, enfonçait ses griffes dans les pensées. Personne n’oubliait jamais la mort. Elle suivait chacun comme son ombre.

Combien de fois, déjà, lui avait-elle échappé de justesse ? L’instinct de survie était devenu seconde nature. Elle plongeait vers les abysses, venait flotter à la surface, avait même, une fois, jetée une autre ondine en pâture pour ne pas se faire elle-même dévorer par le requin. L’odeur du sang, dans tout le liquide environnant. L’endroit avait été déserté pendant des jours entiers, après ça, le danger prenant aux bronches loin à la ronde.

Pourquoi n’avait-elle pas eu la chance de sa mère ?

Celle de fusionner avec le dauphin qui l’avait touchée à sa naissance, celle de voir ses jambes couvertes d’écailles gagner en puissance. Peu surprenant qu’elle soit encore vivante à quarante-cinq ans dans ce monde de brutes. Le danger premier restait encore les parasites – mais on n’est parasité qu’une fois, et une fois que le dauphin l’avait réclamée, elle ne pouvait plus être à personne d’autre.

Elle avait protégé sa petite fille de son mieux, lui avait tout appris des gouffres de la mer. Mais on finit tous parasités, un jour où l’autre. Et quand on se prend dans les algues au moment du passage d’un banc de méduses, on a peu de chances de ne pas y passer.

Elle y avait survécu ; beaucoup mourraient sur le coup au moment où le parasite s’accrochait à leur être. Cela faisait trois ans, à présent, qu’elle se traînait la méduse flasque, que les tentacules se mêlaient à ses cheveux, que la créature lui suçait la moelle, que leurs cerveaux se superposaient en échanges synaptiques étranges. Trois ans de fatigue. A se nourrir pour deux. A se fatiguer pour deux. A dormir pour deux. A survivre pour deux. Elle avait dû se battre contre elle-même à chaque instant, pour ne pas se laisser aspirer par la créature, bataille incessante pour ne pas tomber du sommeil au sommeil éternel.

Mais à présent elle n’avait plus la force, et la créature translucide s’énervait, se resserrait, cherchait à puiser les dernières gouttes d’énergie. Elle n’avait pas réussi à mâcher autre chose que des algues depuis plusieurs jours, repoussée dans une lande désertée par la pieuvre en chasse. La méduse voulait vivre, à tous les prix. Au prix de sa vie, à elle.
Elle savait qu’elle allait mourir, elle le savait depuis toujours, elle le savait de manière beaucoup plus consciente depuis qu’elle sentait la méduse l’aspirer, elle avait baigné dans le fatalisme de Luun comme tout le monde. Elle l’avait toujours accepté sans se poser de questions. Proie. Prédateur. Tu es proie. Tu es chassée. Tu nourris les autres, tu retournes au monde. L’énergie tourne, en permanence, et tu n’es qu’un vecteur, un corps éphémère. Jamais elle n’avait remis l’ordre des choses en question.

Et pourtant, maintenant, elle se sentait prise par une pointe aigue d’injustice, une violente vague de colère.

Elle arrêta de se laisser couler.

Commença à arracher des bouts de méduse, à enfoncer ses ongles dans la masse visqueuse, à tirer sur les tentacules. On lui avait toujours dit de ne pas le faire – énerver le parasite ne le fait que te vider plus vide. Elle sentit le contrecoup, violemment – continua quand même.

Commença à battre des pieds vers la lumière du soleil. Elle était ondine. Liée à l’eau. On lui avait toujours dit d’éviter la terre, qu’elle serait asséchée. Mais puisqu’elle allait mourir, quelle importance ? La méduse serait asséchée à son tour, et ce serait tant pis pour elle ; elle n’avait qu’à choisir un autre hôte.

Creva la surface. Ferma violemment les yeux – avant de se forcer à les ouvrir, aveuglée. Terre. Elle s’accroche, se hisse hors de l’eau. Poignées de sable mouillé sous ses paumes palmées. Ses branchies se collèrent à sa peau, ne laissant plus que de fines traces sur ses joues, et le voile qui couvrait ses narines se détacha, lui permettant de respirer. Elle trembla, compulsivement, au toucher d’un tentacule cruel.

Hurla de rage.

Il était. Hors de question. Que cette méduse lui vole sa vie. Elle avait survécu jusqu’ici et elle survivrait encore. Elle empoigna la méduse des deux mains. Tira de toutes ses forces. Sursaut interne. Etincelle.

Et le cycle, soudain, fit un tour complet sur lui-même, se retourna comme un estomac.
L’énergie partit en sens inverse. Elle se sentait – emplie. La fatigue fadait, s’évaporait, s’évanouissait ; et la méduse, qui avait doublé de taille ces derniers jours, se mit à fondre, doucement.

Elle se sentit Prédatrice, pour la première fois de sa vie.

Se mit à rire, convulsivement, sa cage thoracique se relevant par à-coups, ses épaules secouées, hachées.

« Pauvre petite créature… »

Elle caressa la méduse, qui ne ressemblait plus qu'à un ballon dégonflé. Celle-ci reprit peu à peu sa taille normale, alors qu'elle aspirait à nouveau la force de l'ondine. Desdemone ferma les yeux, sentant l’énergie, pour la première fois, couler de manière équilibrée. A la fois vers la Méduse, et vers elle-même. Cercle d’interdépendance. Symbiose. Et l’eau, l’eau qui les alliait, qui leurs servait de bague de fiançailles, qui leurs coulaient dans les cheveux et dans les tentacules transparentes de l’être qui n’essaierait plus de la tuer, maintenant qu’une nouvelle valve inverse s’était ouverte, que le circuit était fermé. Elle s’humecta les lèvres, les yeux toujours fermés, le visage face aux astres. Ailleurs – elle voulait simplement être ailleurs. Quitter ce monde où chaque seconde est une lutte. Se reposer. Trouver un autre sens à l’être.

Son corps perdit en consistance – puis elle ne fut plus là.


AUTRE

Vivent les Méduses o/

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MessageSujet: Re: Desdemone   Lun 2 Déc - 21:36

Validée


J'apprécie l'originalité du personnage et plus encore celui de son plan d'origine. Les pouvoirs sont équilibrés et en adéquation avec le personnage, son histoire et son milieu, je n'ai donc rien à redire sur ces points. Le test RP est bien écrit, sans problème de cohérence. C'est donc une validation sans hésiter.
Bienvenue Desdemone.
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