[Luun] A la recherche des parasites » PV Alva. - Page 2



 

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 [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.

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Observateur de l'Æther
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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   Mer 23 Juil - 12:33

La créature, parasitée depuis longtemps déjà, vivait dans ces eaux depuis aussi longtemps. Parfois, même, elle pouvait se délecter de proies toutes fraîches venues à elle. Sa vie était plutôt solitaire depuis que son corps se couvrait d'électricité au moindre contact, un cadeau empoisonné de son parasite à la forme serpentine.
Aussi, lorsque qu'une sorte créature terrestre, sans écailles ni carapace, se retrouva sur son territoire, elle ne fit ni une ni deux et...

Un énorme tentacule jaillit des eaux avec une force et une rapidité phénoménales. Toute l'attention de son propriétaire encore immergé était dirigée vers sa proie, dont il comptait bien faire son repas. Lorsqu'on vit généralement des créatures aquatiques du coin, un peu d'exotisme est toujours bienvenu.

La pieuvre-anguille avait faim et cet assaut n'était que le premier, sous l'eau, 3 appendices tout aussi meurtriers attendaient de passer à l'action.
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Alvanyannni

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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   Lun 28 Juil - 9:04


Après tout ce plan n’était pas si effrayant qu’elle aurait pu le penser après le premier contact. Cette plage était d’une douceur inattendue et elle avait permis à deux êtres très différents de faire plus ample connaissance et peut être même de bâtir des projets. Quoi trouver en effet de plus différents qu’un renardeau et une humaine, un arpenteur aguerri heureux d’être ce qu’il est et une novice encore en recherche de ce qu’implique cet état d’Arpenteur ? En une journée la rouquine en avait appris plus sur la magie, les arpenteurs qu’en tout ce temps passé sur l’Entre Monde. En pensant cela elle était injuste pour son mentor qui avait pris tant de temps pour lui expliquer son nouvel état et lui inculquer les bases de ce qu’il fallait savoir sur le trans-planage et la maîtrise de la magie. Cependant il fallait bien admettre que rien de valait l’apprentissage sur le terrain et ce qui ne vous tuait pas, vous rendait plus fort. La jeune musicienne l’avait vérifié déjà à deux reprises à ses dépens.

Elle avait touché du doigt les responsabilités qu’impliquait la magie, qui jusqu’alors n’était pour elle qu’un jeu et une manière de montrer qu’elle était capable de l’utiliser. Elle avait aussi appris la prudence lorsqu’on arrive en lieu inconnu, un monde inconnu qui possède ses propres règles. Et enfin,, mais ce n’était pas le moins important elle avait appris à connaitre et reconnaître une forme d’intelligence et magie et d’humanité chez quelqu’un qui apparaissait comme très éloigné. Elle pressentait même que leur relation pouvait devenir très forte. Kobito l’avait pris sous son aile sous couvert de sa mission et l’avait amenée à se dépasser pour finalement quitter son attitude presque désinvolte et lui proposer de l’aider. Décidément la vie était belle !

Alors que le renardeau quittait les abords directs de l’océan, elle profita de la mer qui semblait être un des rares endroits paisible de ce plan, malgré les dernières paroles du Kistsune qui lui laissaient entendre que des créatures dangereuses pouvaient aussi s’y tapir.
Pourtant dans ces eaux calmes et tiède quelle genre de péril pourrait bien les menacer, la menacer puisqu’elle était maintenant le seule à s’y ébattre. Telle une sirène ou peut être plus exactement une enfant, elle glissait sous l’eau sans but précis, tournoyait au risque parfois de se retrouver le visage emmêlé dans ses propres cheveux, algues rousses, contrastant avec les tons bleutés de son environnements. De temps en temps elle se dressait hors de l’eau, essayant d’éclabousser, vaine tentative, ce dernier ayant mis ce qu’il fallait de distance entre lui et la grande bleue, afin de fuir cet élément qui ne semblait pas beaucoup apprécier. Les renardeaux étaient-ils aussi réfractaires à l’eau que les chats et leur toilette consiste-t-elle en un léchage minutieux ?

Elle replongea en arrière alors que son ami lui criait quelque chose qu’elle n’entendit qu’à peine au milieu des remous qu’elle avait elle-même provoqués.

« …tout de suite… »

Quel rabat joie ! D’accords elle lui avait promis de l’aider, d’accord, ils ne pourraient pas rester ici éternellement, mais ils n’étaient pas à quelques minutes près…

Elle se retourna pour replonger une dernière fois. Un choc mou mais violent la heurta à l’épaule, en même temps qu’un spasme musculaire involontaire l’étourdit. Elle tournoya avant de retomber dans les vagues. Au milieu des bulles et des tourbillons de sa chute elle aperçut la bête et fut emportée par une vague de terreur. Ses yeux s’écarquillèrent d’épouvante. Elle était telle qu’elle n’aurait jamais imaginé son existence. Une créature de peau et d’écailles. Comment dame Nature avait-elle pu créer cette chose ? Elle donna un coup de talon sur le fond sablonneux pour remonter à la surface et un coup de rein pour se tourner vers la plage, son seul salut. Tourner le dos à la créature n’était pas ce qu’elle avait fait de plus intelligent, mais l’instinct de la fuite avait parlé le premier. Elle gardait en tête la vision de cauchemar qui venait de l’envahir au plus profond de sa frayeur.

Une bête gigantesque, un assemblage improbable d’une monstrueuse torpille à la gueule affamée et hérissée de dents innombrable et acérées avec une pieuvre aux bras avides couverts sur une de leur face de ventouses grosses comme des beignet de pommes que se mère préparait, vision ironique d'un moment de bonheur, au milieu d'un danger immédiat. C’était sans doute l’un d’eux qui l’avait frappée en tentant de la saisir, sans doute trompé par le plongeon de la jeune femme, mais celle-ci n’avait pas la tête à analyser tout cela. La seule chose de claire dans son esprit ravagé par le la panique était qu’elle devait sortir de là sous peine de finir dans l’épouvantable gueule.

Elle se redressa et commença une fuite éperdue, freinée par l’eau qu’elle avait encore jusqu’à la taille. Chaque centimètre gagné était un début d’espoir, mais elle se sentit soudain saisie à la cheville, sa jambe perdit le contrôle de ses mouvements et le flux électrique la parcourut. L’obligeant à crier. Quelque chose s’enroulait autour de son mollet et elle n’avait pas besoin de faire d’effort pour comprendre qu’un tentacule venait de l’atteindre.

« Kobito !!! »

Son lui échappa naturellement et avec désespoir alors qu’elle était retirée en arrière et disparaissait sous l’eau. Elle aurait mieux fait de prendre une bonne respiration qui l’aurait aidé à tenir plus longtemps sou l’eau. Elle se débattit de toutes ses forces mais ses actions étaient trop brouillonnes pour impressionner le monstre. Elle réussit tout de même à se servir de sa jambe encore libre pour refaire surface et prendre une goulée d’air. Elle n’eut pas le temps d’en faire plus, un deuxième tentacule s’enroulait autour de sa taille et déversait ses décharges jusqu’à son cœur. Ses forces entamées, de ses deux mains elle tenta de se dégager et enfin le premier réflexe constructif l’anima.
Le feu ! Dans l’eau, elle avait peu de chance, mais elle ne pouvait essayer rien d’autre. Sans arme, et dans le milieu aquatique où elle ne pouvait chanter… Ses mains posées contre le bras qui l’attirait vers la bouche monstrueuse, elle sentit la chaleur y affluer et l’étreinte se desserrer. Avec l’énergie du désespoir elle parvint à gagner quelques dizaines de centimètres vers la plage et à reprendre sa respiration, mais l’effet de sa magie n’avait pas été suffisant, tout juste de quoi surprendre la bête qui revenait à l’assaut de sa proie. Un troisième tentacule enlaça de son éteinte électrique le bras gauche de la musicienne qui se sentit de plus belle attirée ver le fond et les dents, obligée de crier sous l’eau sous l’effet de la douleur de cette nouvelle décharge, perdant un précieux oxygène. Elle se retourna et donna de furieux coups de son pieds encore libre dans les bras tout droit sortis des enfers, mais autant essayer de vider la mer. A travers les remous et rideaux de bulles elle voyait maintenant les yeux globuleux et affamés de la bête. Ceux du poisson ou de la pieuvre ? Quelle importance ?!

Jamais elle n’aurait imaginé finir comme cela et pourtant une vague de découragement s’empara d’elle l’espace d’une fraction de seconde qui la rapprocha encore de son ignoble destin. L’instinct de conservation, la nature rebelle de la musicienne s’allièrent enfin. Elle se débattit comme jamais elle ne l’avait fait, mais l’éteinte était trop forte. Son pied rencontra quelque chose de dur. Une dent, la tête de la bête ? Était-elle si près de la fin ? Non!!!! Il fallait qu'elle trouve quelque chose...
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Kobito Youko

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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   Jeu 31 Juil - 23:04

L'horreur faite monstre. Une énorme pieuvre se dresse devant moi, incarnation de la terreur et de la mort, jouant avec Alva comme un chaton s'amuse avec une pelote de laine, l'envoyant valser à travers les vagues pour mieux la récupérer. Et je reste pétrifié sur le bord de la plage, sans savoir quoi faire. Cette bête est bien plus épouvantable que tous les Youma de mon plan réunis et la peur viscérale qui s'est emparée de moi m'empêche de réfléchir convenablement.

« KOBITO ! »

Le cri de panique de la demoiselle résonne dans mes oreilles, me faisant reprendre contenance. Un plan, il me faut un plan, et vite ! Je ne peux pas la laisser se faire dévorer ainsi, sans bouger, simple spectateur d'une mort atroce. Mes doigts se resserrent sur mon bâton et après une brève inspiration, je pose ma main sur le sable pour y retirer de la force. La terre en dessous pulse sous mes doigts et j'y puise tout le mana rouge dont j'ai besoin pour la remodeler sur une grande surface. Je ne vais pas faire dans le détail.

Déesse, aidez-moi, je vous en prie.

Une impulsion de mana et j'élève une dizaine de pics de terre juste en dessous de la créature et de ses tentacules, hauts de quelques mètres, sans grand espoir de la blesser mais avec l'intention de la déstabiliser assez pour que je puisse récupérer Alva - et oui, j'avoue, je garde la possibilité dans un coin de ma tête de ramener cette chose aux Archivistes. L'eau environnante m'empêche de les rendre aussi solides et pointus que j'aurais voulu mais c'est là le seul moyen que j'ai trouvé et dans la précipitation, on fait toujours avec les moyens que l'on a. Heureusement, ma technique semble marcher et les tentacules relâchent leur prisonnière, sans grande délicatesse.

« Alva ! »

Je cours vers elle, sans me soucier des vagues malgré ma répugnance de tout à l'heure, et l'attrape pas le poignet pour la sortir de l'océan. Les tentacules se sont enroulés des lances rocheuses, sans doute curieuses, mais je n'ai pas l'intention de m'y attarder plus que ça. La jeune mage respire toujours, ce qui est un bon signe, mais la quantité d'eau qu'elle a du avaler l'empêche sûrement de faire quelque chose. Je dresse derrière nous, entre la bête et nous, un mur épais, assez long et haut pour que les tentacules ne puissent pas en faire le tour.

Il me faut cette chose.

Et bientôt, le monstre est enfermé entre quatre murs. J'espère que l'eau ne va pas les affaiblir car la bête semble s'agiter fortement à l'intérieur et je n'aimerais pas que ces appendices énervés nous foncent dessus sans prévenir.

« Alva, ça va ? Tu n'es pas blessée ? »

Si, malheureusement. Sur sa jambe et son épaule, des traces violacées, zébrures de douleur. Je ne m'y connais pas du tout en cataplasme pour soigner les brûlures et autres blessures mais je suis à peu près certain qu'il faut mettre quelque chose de frais dessus. Ignorant royalement la bête qui se déchaîne encore dans sa prison de pierre, je cours chercher, à la limite entre la plage et la forêt, des feuilles et de la mousse, que j'humidifie avant de les poser sur les plaies de la demoiselle. Ce n'est vraiment pas beau à voir et j'espère qu'elle n'en gardera pas des marques indélébiles. Je m'en voudrais.

« Je vais m'occuper de la bête, reste là. »

J'érige une sorte d'escalier, me permettant de me hisser au dessus du mur, hors de portée des dangereux tentacules. Cette pieuvre immense est vraiment abominable. Il n'y a plus aucune trace des pics que j'ai créés, sans doute brisés par la folie destructrice du monstre. Par la Déesse, comment vais-je donc pouvoir ramener cette chose sur l'Entre Monde ? Vivante et entière, surtout ... Les harnais ne me suffiront certainement pas et je tiens à rapporter également les dragons qui reposent normalement toujours à l'ombre. S'ils n'ont pas été dévorés par un quelconque prédateur de passage. Sur ce plan, je m'attends à tout.

Il faudrait que je l'endorme.

Mais demander à Alva de m'aider encore une fois, alors qu'elle doit souffrir le martyr, me fait énormément culpabiliser. C'est pourquoi je tiens ma langue, à la recherche du meilleur moyen d'assommer cette abomination poulpeuse, sans la tuer de préférence.

« Peut-être que si je fais tomber un gros rocher dessus ... »

Assez gros pour ne pas juste l'égratigner, assez petit pour ne pas l'écraser. Qui ne tente rien n'a rien, comme ils disent.
Je tente.
Déesse, portez-moi chance.

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Alvanyannni

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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   Ven 1 Aoû - 18:44


La fin est proche. Les dents n’ont plus à se presser car les forces de la rouquine déclinent avec l’air qui commence à lui manquer et les chocs électriques qu’elle a encaissés depuis que le monstre a établi un contact physique avec elle. Une douleur à l’arrière de son crâne grandit au fur et à mesure qu’elle cherche de l’oxygène dans son organisme. Sa vue se trouble.  Mais quelque chose de dur heurte une nouvelle fois sa jambe mais ce n’est pas l’animal. A travers le voile noir et rouge qui trouble sa vue elle devine une sorte de colonne de terre et de sable monter du fond.. Elle atteint la créature des enfers qui ne bronche pas.

Plus aucune bulle ne sort de la bouche de sa bouche. Mais les colonnes semblent se multiplier et leur nombre ébranlent l’animal. Avec la rage du désespoir, la nageuse se débat alors de plus belle saisie par un improbable espoir. Sans comprendre tout de suite ce qui se passe, elle sent l’étreinte mortelle se relâcher. Un dernier coup de talon et le noir l’envahit alors qu’elle sent son corps remonter vers la surface. Elle n’a le temps de rien regretter ni même d’en vouloir à qui ou quoi que ce soit car à son réveil, elle est dans une salle de spectacle aux décors dorés. Comment elle s'est retrouvée là elle ne saurait le dire, mais c'est comme un rêve qui devient réalité. Elle n’est pas dans la salle, mais bien sur scène. Des personnages importants qu’elle n’identifie pas se tiennent au premier rang dans leur habit d’apparat. Devant elle, Kobito l’annonce elle, sa flute et ses chants puis se retire. Les applaudissements crépitent, la salle est plongée dans le noir. C’est à elle…

A-t-elle fait une fausse note ? Quelque chose leur a déplu ?les spectateurs s’en vont s’éloignent en silence. L’amertume et le désespoir l’étranglent, elle suffoque et tousse, vomit des torrents d’eau salée.

« Alva, ça va ? Tu n'es pas blessée ? »

Elle connait cette voix mais ne comprend pas la question.

*Blessée ? Pourquoi blessée ?*

« Ca va mais pourquoi les gens s’en vont-ils ? »

La salle est déjà replongée dans une lumière agressive.

« Attendez ! Le spectacle vient juste de commencer !.... »
Elle tend la main vers la lumière. Ses yeux sont douloureux et papillonnent. Elle voit à peine sa main dans le flot de lumière. Sa voix lui parvient ignoble coassement de crapaud. Ils n'ont pas compris!

« Oui, va nourrir la bête j’ai un spectacle à assurer »

*Kobito et sa collection de bestiole !*

Ca y est ! Elle voit sa main, son bras. Où est sa robe de gala ? Elle secoue la tête, elle va se réveiller. Et en effet elle se réveille, nue sur la plage. Elle a mal au crane, elle sent son corps meurtri comme si une harde de sangliers l’avait piétiné. Sa gorge brûle comme si elle avait un litre vitriol et un goût d’acétone gâche son haleine. Ses poumons se révoltent. Elle tousse comme si elle allait les cracher. Péniblement elle roule dans le sable pour pouvoir s’appuyer sur son coude gauche. Quelle est cette douleur ? Une brûlure. Ses cheveux détrempés trainent dans le sable collant. Sa joue est dans la même état. Elle passe sa main pour détacher le quartz son bras a une teinte violacée. On dirait qu’elle s’est battu contre une lutteuses de 150kg . Qu’elle s’est battue ? La bataille ! La lutte ! Les souvenirs jaillissent soudain. La bête, les tentatules, les dents ! D’un spasme elle se dresse sure son séant.

*Où suis-je ? Le spectacle ! Je suis morte ?*

Eperdus, ses yeux scrutent le décor qui l’environne. Elle reconnait la plage et Kobito au comble de l’excitation, semblant hésiter entre elle et… et cette drôle de construction au milieu des vagues.

*Je suis vivante!*

Cette pensée n’évacue pas les douleurs qui l’écartèlent. Epuisée, elle parvient tout de même à articuler lentement et doucement:

« Je suis vivante… »

Cette simple phrase l’essouffle. Elle fait jouer ses doigts et se passe la main derrière sa tête dans laquelle tous les tambours de tous les plans doivent s’être donné rendez-vous.
Et puis les questions et les réponses qui se télescopent derrière ses yeux.

*Comment suis-je sortie de l’eau ?*

Ses yeux rencontrent le pelage encore trempé de kobito face à l’océan à cette drôle de construction.

*Une boîte dont il a le secret*

Un petit rire la secoue et lui fait regretter sa bonne humeur. Ses poumons n’ont pas encore dit leur dernier mot et brulent dès que l’air est trop brusque.

*Les colonnes…
Encore Kobito…*


Avec son air ridicule de chien mouillé désemparé face  aux vagues, c’est bien lui qui l’a sauvée. C’est à lui que doit aller sa reconnaissance une nouvelle fois. Il n’est pas bien loin, mais trop loin pour que sa poitrine en feu lui permette de l’interpeler de là où elle est et elle est encore trop faible pour se mettre sur ses pieds. Ele s’approche alors de lui à quatre pattes et se retient de rire de peur de donner à ses voies respiratoires une nouvelle occasion de se rappeler à son bon souvenir. Quelle ironie ! Le renard se tient sur ses deux pattes et elle se traine à quatre pattes.
Elle n’avait pas besoin de cette leçon d’humilité. Aujourd’hui lui a déjà fait comprendre que les différentes formes de vie et d’intelligence avaient de quoi encore lui réserver des surprises,  savoureuse comme la rencontre du renardeau, effrayante comme ce monstre marin, ou encore tout simplement à respecter comme ses petit dragons qui devaient encore dormi à l’ombre.

Elle parvient enfin à se trouver à genoux à côté du kitsune qui ne sembla pas l’avoir entendu arriver, préoccupé qu’il est par sa boîte, boîte qui commence à trembler.

« Tu te lance dans l’architecture marine ? »

Elle grimace alors que sa gorge lui rappelle que l’acide l’a brûlée, puis tend le doigt pour lui faire remarquer une légère fissure.

« Il y a plus de sable que de terre là-dedans. Tu es sûr que ça tiendra longtemps ? »

Puis elle fronce les sourcils. Elle sait bien que son compagnon n’a pas faire cela pour l’amour de l’art. La bête ? Décidément il ne perdait pas le nord, le chasseur d’échantillons ! Mais l’heure n’est pas aux reproches. Elle pose la main sur l’épaule de son ami.

« Merci »

Mais le renardeau ne semble ne pas être préoccupé par les remerciements de la jeune femme la masse d’un caillou semble être plus importante à ses yeux. Elle lève les yeux au ciel.

Décidément il y a des priorités qu’elle aura toujours du mal à comprendre. Elle lui doit bien un petit service, mais comment faire pour calmer cette bête hideuse dont la seule évocation lui donne la chair de poule ? Chanter ? il n’en est pas question, pas tant que ses cordes vocales ne se seront pas régénérées. Malgré la douleur de la respiration, les ondes magiques de la flûte pourraient être envisagées. Pour rendre la pareille à son ami elle serait prête à l’endurer. Elle devra aussi s’approcher au maximum pour être sûre que sa magie traverse bien l’eau… A cette pensée, la terreur la saisit. Osera-t-elle à nouveau affronter ce milieu perfide d'où peut surgir les créature les plus monstrueuses?

*Allez ! Quand on tombe de cheval il faut remonter tout de suite ! Alors en selle !*

« Si … tu me… trouve ma flute et que… ta boîte tient le   coup, je peux… Peut-être… »

Épuisée, elle agite la main d’un geste évasif pour montrer à son ami qu’elle espère qu’il a compris à quoi elle voulait en venir.
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Kobito Youko

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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   Sam 16 Aoû - 14:24

Elle délire. Totalement. Elle parle d'une histoire de spectacle dont je ne comprends pas un mot, sûrement perdue entre le rêve et la réalité. Mais au moins, elle est vivante, et cette confirmation me suffit pour que je puisse retourner à l'inspection de la créature, piégée entre les murs de terre. J'ai l'impression d'être un scientifique tellement obnubilé par ses expériences qu'il en oublie l'humanité près de lui. Je ne suis pas très doué pour l'empathie, de toute façon.

Trop concentré sur la pieuvre qui s'agite, je ne l'entend même pas arriver et je sursaute, comme un bleu.

« L'architecture ? Pourquoi pas. Mais tu as raison, ça ne tiendra pas longtemps. »

Puis sa main se pose sur mon épaule et je quitte la créature des yeux pour la regarder elle, pauvre mage abîmée que j'ai traînée dans mes aventures et qui pourrait sûrement être tout à fait heureuse si elle était rentrée sur l'Entre Monde aussi vite qu'elle était arrivée sur Luun. Une moue ennuyée traverse mon visage alors que je secoue la tête, attristé.

« Ne me remercie pas, c'est normal. Je te dois bien ça. »

Depuis le début, j'ai l'impression d'avoir toujours le bon rôle alors qu'elle récupère les tâches ingrates. Ça me désole vraiment et c'est pour ça que j'ai réellement envie de l'aider à retrouver son plan, après, s'il existe encore ... Cependant, je retourne à mon inspection bien vite. Je ne sais pas combien de temps la cage de pierre va encore tenir et il faut que je trouve une solution avant que la bête ne soit remise en liberté et décide de finir ce qu'elle avait commencé avant que je ne l'interrompe : son repas.

« C'est hors de question. »

Je ne prends même pas la peine de me retourner vers elle et son indécente proposition. Elle est blessée, il est hors de question qu'elle use de ses talents. Sa gorge est sûrement déjà bien écorchée, avec le sel de l'océan ... Et même souffler dans une flûte ne sera sûrement pas très agréable pour ses poumons. Voire très agréable tout court, à vrai dire.

« Je vais trouver une solution, il me faut juste un peu de temps. »

Que je n'ai pas.
Du haut de mon escalier, je fixe la créature, le cerveau vide d'idées. Les murs commencent à s'effriter doucement et par précaution, je les renforce d'une deuxième enceinte. On ne sait jamais. J'envisage de la ramener directement sur l'Entre Monde mais éveillée, je sens que ça va être problématique ... Même si l'on ne peut pas se faire du mal sur ce plan neutre, je risque d'avoir énormément de mal à l'attacher au harnais et je n'ai pas envie d'y laisser un bras ou pire.

« Bon, je vais essayer quelque chose. Si tu restes bien à côté de moi, il ne devrait rien t'arriver. »

Et pointant mon bâton sur la créature, je fais immerger de sous elle des centaines, des milliers d'algues qui s'empêtrent dans ses tentacules en les liant entre eux, l'entourent, se collent à sa peau et la font prisonnière, jusqu'à qu'il ne reste plus de visible qu'une masse informe de fleurs marines. Mais épuisé par l'effort, mes jambes me lâchent et je tombe à genoux sur la plateforme, haletant. J'en ai peut-être fait pousser un peu trop - la boite en est remplie.

« Elle ne bougera pas ... avant un petit moment mais je ne peux pas ... rentrer sur l'Entre Monde tout de suite, je risquerais ... de rater le plan. »

Je souris à Alvanyannni, en essayant d'être le plus rassurant possible, mais je crois que mes commissures des lèvres remontent d'une façon trop étrange pour que cela soit vraiment réconfortant.

« Peut-être devrais-tu retourner là-bas, toi ... Il y a des guérisseurs sur l'Entre Monde, ils pourront sûrement faire quelque chose pour tes brûlures. Je suis désolé, j'ai fait ce que j'ai pu, je n'ai jamais été doué en plantes médicinales. »

Puis faiblement, je m'assois, les jambes pendantes dans le vide, le regard posé sur la pieuvre - ou du moins, sur l'endroit où elle est censée être.

« J'espère que tu ne m'en voudras pas pour tout ce que tu as du subir à cause de moi. Je ne voulais pas que cela se passe ainsi ... Mais c'est fini, maintenant. Il faut que l'on te soigne. On se reverra de toute façon, je t'ai promis de t'aider. Si tu veux encore de mon aide, bien sûr. »

Je me retourne vers la mage musicienne.

« Habille toi et rentre. Tu es trop jeune pour être abîmée. »

Trop jeune Arpenteuse pour mourir.

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Alvanyannni

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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   Dim 17 Aoû - 8:46


La jeune arpenteuse ne peut que constater l’excitation du kitsune. Un moment il lui demande un coup de main et l’instant d’après il la refuse ! C’est à n’y rien comprendre. En tous les cas, Il n’a pas renoncé à capturer le monstre qui a failli engloutir la jeune femme. Qu’elle conscience professionnelle ! Elle ne pensait qu’à survivre et se serait bien passé de retourner à la charge pour ajouter cette créature à la collection du renardeau si celui-ci ne l’avait pas appelée. Ce doit être l’épuisement qui l’empêche de tout comprendre et tout remettre en perspective.

Une vague éclaboussa son bras alors qu’elle est encore à quatre pattes à côté de Kobito. Elle grimaça. Qu’est-ce que c’est que cette brûlure que lui inflige l’eau de mer ? Elle baisse son regard sur son membre endolorie. Il était couvert de cloques et certaines s'étaient même percées, soit pas leur gonflement trop prononcé soit par l’abrasion su sable ou encore par les bons soins de la pieuvre-anguille. Toujours est-il qu’il est dans un triste état et que le reste de son corps ne vaut pas mieux. A mesure qu’elle prend conscience de l’étendu des dégâts, elle comprend mieux le regard inquiet de son compagnon et peut être son refus de la laisser lui venir en aide car à la vérité c’est bien elle qui a besoin de soins. Comme si la vue des blessures accroissait leur ressenti ou peut-être était-ce parce qu’elle reprenait le contrôle de ses sens, elle avait de plus en plus l’impression de n’être plus qu’une brûlure. Brûlure interne à cause de sa semi-noyade qui lui avait retourné les poumons et brûlure externe conséquence des décharges du monstre. Mais comment dame nature pouvait-elle admettre l’existence d’une telle créature ?

Pendant ce temps, le renardeau, toujours obnubilé par son « échantillon», fait magie de tout bois, mais la jeune femme ne peut y prêter attention. Sa peau chauffe de plus en plus ses brulures encore vivées par le rayonnement du soleil. Lorsqu’elle tente de les rafraîchir avec l’eau de l’océan c’est le sel qui avive encore sa douleur. Afin de la supporter elle essaie de se faire rire par un trait d’humour, politesse de la douleur.

« Une solution ? Mais tu chantes faux ! »

Elle n’en savait rien mais cela la distrayait d’imaginer son compagnon essayant de pousser la chansonnette, le museau arrondi. Mission accomplie ! Elle se mit à rie ou plutôt suffoqua en essayant de s’esclaffer. Il fallait de toute urgence abandonner l’humour, cela ne lui réussissait pas et de toute façon, ses poumons l’en avait dissuadée pour quelques temps.

Ne rien lui arriver ? Que pouvait-il bien lu arriver de pire de toute façon ? Se faire avaler par une créature qui sortirait de la forêt tandis qu’ils étaient concentrés sur le large ? Se faire parasiter et devenir des guenon rouquine et sanglinardeau ? A cette pensée elle ne put s’empêcher de jeter un regard inquiet en direction de la forêt. Heureusement, de ce côté tout semblait tranquille. Mais le ciel devait bien receler aussi ses dangers… Et le sable, Hein ? Et sous le sable, quelle horreur pouvait bien s’y cacher ? Elle essaya de se raisonner pour ne pas succomber à la panique de se trouver dans un monde aussi hostile. Il lui suffisait d’attendre que Kobito ait fini de maîtriser son jouet et ils rentreraient sur l’entre-monde pour échapper à tout ça et se soigner.

Elle était perdue dans ces pensées alors que la mer bouillonnait sous l’action de la magie du renardeau. Alvanyannni n’était pas assez remise pur se préoccuper de ce qu’il faisait et de l’idée lumineuse qui avait bien pu germer dans sa petite tête vulpine. Elle était trop occupée à serrer les dents afin de résister à la douleur croissante qui envahissait tout son corps au fur et à mesure qu’il n’était plus anesthésié par la violence qu’elle avait subie sous l’eau. Elle ne voulait pas déranger son compagnon en pleine concentration, mais ses yeux brillaient de plus en plus alors qu’elle faisait tout pour ne pas se plaindre. Elle laissa sa tête tomber en avant et son eau salée retourna rejoindre celle de l’océan.

*Dépêche-toi, je ne vais pas pouvoir tenir bien longtemps à attendre que ta maudite bestiole se laisse convaincre de nous suivre*

Comble de malchance, le kitsune avait présumé de ses forces magiques et se retrouvait vidé de ses forces. Nul ne savait combien de temps il lui faudrait pour reprendre des forces et en tout cas pas lui, étant donné que qu’il était en train de lui proposer. Si elle en avait eu la force ou dans d’autre circonstances, elle aurait éclaté de rire. Il était évident qu’elle, dans l’état où elle se trouvait, pouvait rejoindre sans problème le plan neutre. Non mais qu’est-ce qui lui passait par la tête ?!! Elle se demandait en outre comment ses blessures allaient réagir au trans planage.

La seule chose sensée qu’il lui avait dite était qu’elle avait besoin de voir un médecin, mais ça elle n’avait pas besoin de lui pour s’en rendre compte… Et non elle ne lui en voulait pas, cela faisait partie du jeu sans doute et elle l’avait suivi de son plein gré sans s’assurer qu’il excellait en plante médicinale. On ne peut pas être fort en tout… Cependant, elle se sentait tellement affaiblie qu’elle ne prit pas la peine de lui répondre. Elle devait pour le moment reprendre ses esprits et peser ce qu’il venait de lui conseiller. Si elle partait maintenant, elle allait l’abandonner dans un monde qui ressemblait assez à l’enfer d’autant plus qu’il se donnait parfois des allures de paradis. D’un autre côté, elle ne lui serait pas d’une grande utilité dans l’état dans lequel elle se trouvait et ele pouvait espérer qu’il reprendrait ses forces magiques assez vite.

Elle posa sa main sur le bras du renardeau pour lui signifier qu’elle avait compris, mais la retira aussitôt, là aussi elle avait la chair à vif. Quelle ironie pour une mage de feu de se retrouver brûlée !
C’est alors qu’il lui vint une idée.

* Alvanyannni ! Tu es une mage de feu ! Pourquoi n’y as-tu pas pensé plus tôt ?*

Centimètre par centimètre, elle recula ressortit de l’eau et finit par arriver à se redresser. Elle ferma les yeux pour chercher en elle l’énergie magique qui s’y trouvait encore, et pour cause, inefficace sous l’eau elle n’y ’avait que brièvement fait appel.
Elle sentit une douce chaleur monter en elle.

*Combattre le mal par le mal Voilà la solution. Ton feu ne te brûle pas !*

Sa peau commença  scintiller par endroit d’étincelles orangées jusqu’à se retrouver entièrement parcourue de flammèches et soudain elle s’embrasa entièrement. Doucement ses douleurs externes disparurent. Lorsque les flammes disparurent, elle sourit à son compagnon.

Ce n’était pas encore la grande forme, ses poumons étaient encore comme passés au papier de verre, mais au moins elle pourrait s’habiller sans redouter que ses vêtements ne collent  à sa peau. En faisant l’inventaire de son anatomie, ne restaient plus que les contusions et quelques rougeurs et…

*Aïe !*

Peut-être bien une ou deux côtes fêlées sous la pression des tentacules.
Elle se rapprocha plus sûre d’elle de Kobito pour lui murmurer ce que ses poumons pouvaient laisser passer comme air.

« On a commencé cette aventure ensemble, on la finira ensemble. Je me suis déjà sentie mieux, mais ça devrait maintenant aller jusqu’à ce que tu reprennes des forces. »

Elle étendit ses bras vers le monstre et l’emplacement des dragons et grimaça.

*Hurgh! Ces satanées côtes!*

« Et puis comment vas-tu te débrouiller avec toutes ta collections ? Allez ! Je m’habille et je reviens.»

Elle reprit ses vêtements que la brise marine avait eu la bonne idée d’épargner et se rhabilla en prenant mille précautions pour ne pas trop sentir ses côtes abîmées et revint vers le renardeau.

« Je vois bien comment tu vas rapporter les dragons, mais ce truc… »

Elle montra du menton la masse informe d’algue qui dissimulait le monstre matin.

« … Comment le sortir de là et l’emmener ? »

Même si son compagnon semblait sûr de lui elle se demandait s’il avait pris en compte tous les paramètres comme la taille et le poids...


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Kobito Youko

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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   Mar 2 Sep - 15:13

Les algues remuent, au gré des vagues et des débattements de la créature, avide de liberté. Alvanyannni est déjà loin de mes pensées, persuadé que je suis qu'elle est déjà rentrée sur l'Entre-Monde. Mais la main qui se pose furtivement sur mon bras me donne l'impression que j'ai juste parlé dans le vide, puisqu'elle est toujours là, toute aussi abîmée que cinq minutes auparavant. Je laisse traîner mes yeux sur ses blessures et les marques profondes des brûlures me font grimacer. Vraiment, ce n'est pas beau à voir.

« Hum. Tu ne peux peut-être pas rentrer dans l'immédiat, toi non plus ... »

J'ai été bête. Elle est bien plus mal que moi et la douleur doit être insoutenable - je me demande comment elle tient encore debout (plus ou moins) et j'admire sa volonté. Je pense que si ma peau avait été arrachée à vif de cette façon, je ferais beaucoup moins le fier. C'est alors qu'elle s'éloigne enfin de mes escaliers de sable et sort de l'eau, pour faire ... des étincelles. Avant que tout son corps ne s'embrase, la transformant en flambeau vivant.

« Alva ! Mais qu'est-ce que ...! »

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'elle s'éteint, pour me montrer sa peau flambant neuve, légèrement rosie. Les brûlures ont disparu mais certaines douleurs semblent persister.

« Guérir le mal par le mal, hein. C'est une bonne idée. »

Un sourire étire mes lèvres, laissant entrevoir ma dentition de petit prédateur. C'est à ce moment là que mon ventre se rappelle à mon bon souvenir - je n'ai rien mangé depuis que je suis arrivé sur ce plan, c'est à dire au moins deux jours. Pas étonnant que l'utilisation du mana vert m'ait épuisé à ce point ...!

« Ouais, ramener les dragons devrait pas être trop compliqué. Pour la Pieuvrille, je sais pas trop. J'aimerais la ramener entière, si possible. Mais j'y réfléchirais en mangeant. Il faut qu'on reprenne des forces. Les algues et les murs la contiendront le temps qu'on se repose. J'espère que tu aimes les fruits. »

Je descends ensuite de mon promontoire de sable, faisant bien attention à ne pas mouiller mon pelage et me dirige vers l'orée des bois, à la limite de la plage. Faire pousser un petit arbre, même dans mon état, devrait être possible. Et bientôt, se dresse devant nous un arbuste rempli d'énormes baies mauves qui ont l'air particulièrement bonnes et juteuses.

« Je sais plus où j'ai trouvé cette plante, mais normalement, c'est comestible. Je t'en prie, sers-toi. »

J'en récupère quelques unes entre mes mains, avant de m'assoir à l'ombre pour les déguster. Croquer dedans est un vrai délice et un murmure d'extase m'échappe. Bon sang, qu'est-ce que ça fait du bien de manger ! Mais malgré tout, même si je m'efforce d'être un renard civilisé, je ne peux empêcher le jus de couler de partout, imprégnant le sable de sa couleur violette.

« Bon, comment faire pour la ramener ... »

Je réfléchis à voix haute.

« Si je lui enlève tous ses tentacules et que je ramène seulement le corps principal, cela prendra moins de place ... Tant pis si elle est pas entière, je dois faire des concessions. Un seul des harnais devrait suffire. Comme ça, je peux aussi ramener les dragons ... Mais comment couper les tentacules sans les toucher, au risque de se faire électrocuter ? Hum. Je dois pouvoir créer des sortes de ciseaux de pierre ou de bois. Quelque chose de tranchant. Ensuite et bien ... Faudra se mouiller pour glisser le harnais autour du corps, toujours en faisant attention aux brûlures. Et puis, transplanation directement depuis sous l'eau. On arrivera pas à le sortir de la boîte en sécurité, sinon. »

Rien que l'idée me fait grimacer. Je prends une nouvelle bouchée et mon regard dérive sur la boîte, qui trône au milieu des vagues.

« Les Archivistes ne voudront jamais se déplacer, ce sont des rats de bibliothèques. Quel dommage. Ce serait tellement plus simple ! Ah, ils sont cruels avec leurs chercheurs ... »

A peine ai-je terminé un des fruits que j'en reprends un autre, comblant peu à peu mon estomac vide. Avec ma griffe, je dessine sur le sol.

« Hum. Si je fais comme ça ... ouais, un truc qui sort du sol, avec un côté bien tranchant ... si j'le fais sortir assez vite, ça coupe. Ou alors ... Si je crée des failles en dessous de chaque tentacule, pour qu'il tombe dedans et que je referme la brèche brutalement, ça devrait couper aussi. Enfin broyer, mais le résultat est le même ... »

Je relève la tête et regarde Alvanyannni, du jus violet partout autour de la bouche.

« Qu'en penses-tu ? Il faut juste que j'arrive à viser les tentacules malgré les algues ... Raaaah, je me gêne moi-même avec mes créations. »

Je soupire et secoue la tête, dépité, mais un sourire amusé sur le visage.

« Un jour, je changerais de métier. »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   Sam 13 Sep - 19:19

La jeune femme n’en revenait toujours pas de sa capacité à endurer son feu magique et à se restaurer ; elle avait un peu tenter cela en désespoir de cause se disant que cela ne pouvait pas être pire que l’état dans lequel elle se trouvait. L’étonnement de Kobito l’avait en outre rempli de fierté. Elle qui en sa qualité de novice du transplanage et de l’exploration des plans inconnus avait commis plus de maladresses que de d’actions utiles commençait à prendre un peu d’assurance. Ses ses cotes ne se rappelaient pas à son douloureux souvenir elle pourrait même assez facilement parader devant son nouvel ami.

Celui-ci était toujours occupé avec le monstre marin et ne s’en apercevrait sans doute même pas. Dans un premier temps la rouquine s’était sentit soulagée de constater que son compagnon d’aventure partageait son avis sur la difficulté de transporter la créature marine, mais c’était sans compter avec l’opiniâtreté du renardeau qui ne l’entendait pas de cette oreille et gardait en tête de ramener sa prise aux archivistes. Elle ferma les yeux une seconde de dépit et pour entériner cette déconvenue, se préparant donc à aider le Kitsoune à venir à bout de cette nouvelle tâche. Alors que le mage vulpin s’éloignait pour quérir de quoi les restaurer, elle resta immobile à observer le sarcophage mouvant qui maintenant la créature sous contrôle. Le défi était de taille et elle n’avait pour l’instant pas plus d’idée que son compagnon pour en venir à bout. La taille était un obstacle mais les propriétés électriques de la bête en étaient un autre. Elle ne doutait pas que grâce à des lianes suffisamment longue et épaisses, Kobito puisse fabriquer une sorte de harnais et ou de filet adapté au transport d’ujn plan à l’autre du monstre, mais il fallait encore se prémunir de ses décharges auxquelles Alvanyannni n’était pas prête à se soumettre de nouveau. Il fallait donc trouver un moyen se s’en protéger avant d’envisager de la transporter auprès des archivistes…

Elle en était là de ses réflexions lorsque le renardeau la rejoignit et lui proposa les fruits qu’il avait pu faire pousser. Décidément ses pouvoirs semblaient bien utiles !...
Elle accepta l’invitation de son compagnon jardinier et prit une baie entres ses doigts et les fit rouler entre ses deux phalanges devant son œil gauche pour observer sa texture et les reflets de la lumière sur le fruit. Elle ne se souvenait pas d’en avoir vu de semblable mais faisait confiance au renardeau. Elle le gouta donc et le trouva ma foi délicieux comme un mélange de mûre et de poire. Elle laissa les dernières saveurs caresser ses papilles et faillit exploser de rire en observant la manière de petit enfant du renardeau de se souiller le poil et la plage tout empressé qu’il était à se restaurer. Elle faillit seulement car une de ses côtes la rappela à l’ordre. Elle se contenta donc de continuer son repas végétarien tout en écoutant le monologue du chasseur d’échantillon encore ou déjà préoccupé par sa dernière prise. N’ayant pas de mailleures idées que les siennes elle ne pouvait que commenter en son fort intérieur les hypothèses de Kobito. Certaine ne pouvait que l’étonner mais pas seulement.

*Quel intérêt de ne ramener que le corps ? Cela enleve une grande partie de l’intérêt dobserver cette symbiose !....
Couper les tentacules ? Mais quelle horreur !*


Elle n’avait oublié ni son massacre involontaire des dragons dans la grotte ni sa promesse d’éviter de porter atteinte à des formes de vie lorsque cela serait possible. Cette créature était certes monstrueuse sur bien des aspects et avait failli la dévorer, mais elle avait bien compris que les créatures vivantes ne choisissaient pas leur mode de vie. Celle-ci devait se nourrir et elle avait trouvé une proie… En outre les moyens envisager pour séparer le corps de ses tentacules lui paraissaient tous plus barbares les uns que les autres. Les pouvoirs du Kitsune avaient beau être très puissants, ils ne parviendraient sans foute pas à éviter beaucoup de souffrance à la bête sans parler que cela la viderait probablement de son sang et qu’ils ne présenteraient aux archivistes qu’un cadavre amputé sans grand intérêt.

*Le problème est bien cette satanée électricité…*

Elle se devait de trouver une solution avant que son ami ne mette à exécution un de ses plans sanglants.

*Mais j’y pense cette électricité ne se propage que par contact et non à travers l’eau entièrement *

Le hasard voulut qu’à ce moment le renardeau lui demande son avis, ce à quoi elle ne s’attendait plus et la frimousse barbouillée de Kobito la fit sourire, il avait vraiment l’air d’une peluche enfantine !

"Et bien…"

C’était toujours mauvais signe pour son entourage lorsqu’elle commençait ainsi ; Cela signifiait qu’elle allait sans doute se lancer dans des explications ou des élucubrations sans fin. Au village, ceux qui la connaissaient bien soit tournaient les talons et la laissaient à ses délires soit, la priaient d’abréger et d’en venir au fait. Heureusement pour elle et tant pis pour lui, le Kitsune ne le savait pas encore et elle avait une chance qu’il l’écoute jusqu’au bout.

« Je me disais que cette électricité n’avait pas l’air de se propager bien loin dans le milieu environnant le bête dans l’eau en particulier sinon tout l’océan nagerait le ventre en l‘air… Alors peut être qui si l’on arive à construire une sorte d’aquarium autour d’elle et d’enserrer cette boîte avec des liens assez grands, cela nous permettrait peut-être de la ramener en entier sans trop de risque, hormis pour les archivistes… »

Elle aurait pu ajouter, « Mais c’est leur problème… » mais s’en abstint pour poursuivre.

« Je crois que je ne serai pas d’un grand secours et que c’est ta magie qui sera surtout mise à contribution… »

Elle haussa les épaules présentant la paume de ses mains devant elle en signe d’impuissance.

« La magie de la terre est des plantes est ton domaine je crois.. »

Au fond d’elle-même elle espérait que même si son idée n’était pas reprise dans son intégralité, elle éviterait le dépeçage de la bête tout en venant en aide à son ami.
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MessageSujet: Re: [Luun] A la recherche des parasites » PV Alva.   

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